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Château de Sainte-Anne dans le Tarn

Château de Sainte-Anne

  • 475 Sainte-Anne
  • 81500 Fiac
phototypie Labouche frères
Sainte-Anne, 81500 Fiac, France

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
2100
XIXe siècle
Construction présumée
25 août 1878
Naissance de Louise Jacobé de Naurois
8 octobre 1943
Arrestation de la famille Elina
Aujourd'hui
Aujourd'hui
milieu du XXe siècle
Transformation en centre psychiatrique

Personnages clés

Louise Jacobé de Naurois - Membre de la noblesse locale Née au château en 1878
Famille Elina - Victimes de la Shoah Arrêtée et déportée en 1943
Odette Elina - Résistante et survivante Échappe à l'arrestation en 1943

Origine et histoire

Le château de Sainte-Anne, situé à Fiac dans le Tarn (région Occitanie), est un édifice construit probablement au cours du XIXe siècle. Il appartenait à la famille Jacobé de Naurois, une lignée de la petite noblesse locale. Louise Jacobé de Naurois y naît en 1878, illustrant son ancrage dans l’histoire familiale et régionale. L’architecture du château, de style sobre et symétrique, reflète les canons esthétiques de l’époque, avec ses façades enduites de blanc et ses toitures d’ardoise.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château devient le théâtre d’un drame historique. Le 8 octobre 1943, la Gestapo arrête la famille juive Elina, résidant alors dans le château, avant de la déporter à Auschwitz, où elle périt. Seule leur fille, Odette Elina, résistante avertie par le curé de Viterbe, échappe temporairement à cette rafle. Ce fait marque durablement l’histoire du lieu, associant son nom à la mémoire de la Shoah en France.

Depuis le milieu du XXe siècle, le château de Sainte-Anne est propriété de l’État français. Il abrite désormais une unité de réhabilitation psychosociale, dépendant du centre hospitalier de Lavaur. Cette reconversion en établissement médical s’inscrit dans une tradition française de réaffectation du patrimoine architectural à des usages publics, tout en préservant la mémoire des événements tragiques qui s’y sont déroulés. L’édifice conserve également une chapelle, rappelant son héritage à la fois résidentiel et, aujourd’hui, thérapeutique.

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