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Château de Sainte-Julie dans l'Ain

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Maison forte

Château de Sainte-Julie

    19 Route de la Plaine 
    01150 Sainte-Julie
Propriété privée
Château de Sainte-Julie
Château de Sainte-Julie
Château de Sainte-Julie
Château de Sainte-Julie
Château de Sainte-Julie
Château de Sainte-Julie
Château de Sainte-Julie
Château de Sainte-Julie
Château de Sainte-Julie
Château de Sainte-Julie
Château de Sainte-Julie
Château de Sainte-Julie
Château de Sainte-Julie
Château de Sainte-Julie
Crédit photo : Chabe01 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Construction initiale
1379
Vente à Jean de Crangeac
1462
Acquisition par Philippe de Savoie
1571
Érection du marquisat de Saint-Sorlin
1698
Anoblissement des Balme
1984
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ensemble des façades et des toitures ; grande salle et oratoire du premier étage avec leurs peintures murales (cad. C 298, 299, 300) : inscription par arrêté du 21 décembre 1984

Personnages clés

Amédée de Coligny - Seigneur de Coligny Commanditaire présumé de la maison forte.
Béatrix de Coligny - Héritière et épouse Transmet la seigneurie aux La Tour du Pin.
Philippe de Savoie - Comte de Bresse Acquiert le château en 1462.
Jacques de Savoie-Nemours - Duc de Genevois Intègre Sainte-Julie au marquisat (1571).
André Balme - Secrétaire du roi Propriétaire anobli en 1698.
Charles-Auguste Balme - Dernier héritier Balme Vend le domaine en 1824.

Origine et histoire

Le château de Sainte-Julie est une maison forte édifiée au XIIIe siècle par les seigneurs de Coligny, famille puissante régnant sur le Revermont et le Bugey. Ce monument, centre de la seigneurie de Sainte-Julie, illustre l’architecture militaire médiévale avec ses façades et toitures caractéristiques, ainsi qu’une grande salle ornée de peintures murales du XVe ou XVIe siècle. Il symbolise le contrôle féodal local avant de passer entre les mains de grandes dynasties régionales.

Au XIVe siècle, la seigneurie change plusieurs fois de mains : d’abord cédée aux La Tour du Pin via le mariage de Béatrix de Coligny avec Albert III (futurs dauphins de Viennois), puis vendue en 1379 à Jean de Crangeac. Le château suit ensuite les héritages et alliances des familles Crangeac, Varax, et Savoie-Bresse, reflétant les jeux de pouvoir en Dauphiné et Savoie. En 1462, Philippe de Savoie, comte de Bresse, en devient propriétaire après un contrat passé au château de Chazey.

Entre le XVIe et XVIIe siècle, le château intègre le marquisat de Saint-Sorlin sous Jacques de Savoie, duc de Genevois-Nemours. Aliéné temporairement en 1579 puis en 1615, il revient aux Lyobard avant d’être légué en 1662 à René de Varanges. La famille Balme, anoblie en 1698, en reste propriétaire jusqu’en 1824, marquant le monument de ses armoiries visibles sur une cheminée. L’inscription partielle aux Monuments Historiques en 1984 protège ses éléments les plus remarquables.

Architecturalement, le château combine des traits défensifs médiévaux (XIIIe siècle) et des aménagements Renaissance, comme l’oratoire et les peintures murales du premier étage. Ces dernières, datées des XVe–XVIe siècles, témoignent des transformations esthétiques liées aux changements de propriétaires. Le site, bien que partiellement protégé, reste un exemple significatif des maisons fortes du Revermont, liées à l’histoire des grandes familles nobles de l’Ain.

La localisation du château, à Sainte-Julie (Ain), en fait un point stratégique dans le réseau féodal du Bugey. Son histoire reflète les dynamiques territoriales entre Dauphiné, Savoie et Bourgogne, avec des périodes de stabilité sous les Coligny ou les Balme, et des phases de transactions liées aux héritages ou aux dettes. Aujourd’hui, son état de conservation et son inscription en font un patrimoine local majeur, bien que peu ouvert au public.

Liens externes