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Château de Salcrupt à Saint-Jeures en Haute-Loire

Haute-Loire

Château de Salcrupt

    30 Combe Martin
    43200 Saint-Jeures
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1608
Mariage de Vidal de Besson
XVe–XVIe siècles
Construction initiale
XVIIIe siècle
Agrandissement ouest
1923–1958
Usage scolaire
31 décembre 1996
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château, y compris le mur d'enceinte avec le portail, les communs et la cour intérieure (cad. B 2135, 1997, 1998, 2035) : inscription par arrêté du 31 décembre 1996

Personnages clés

Vidal de Besson - Seigneur de Salcrupt Premier membre attesté, marié en 1608.
Famille Besson du Bouchet - Propriétaires historiques Seigneurs jusqu’à la Révolution française.

Origine et histoire

Le château de Salcrupt, anciennement orthographié Salecrup, est une maison forte érigée entre les XVe et XVIe siècles à Saint-Jeures (Haute-Loire). Ce monument en granit, caractéristique de l’est du Velay, se compose d’un logis rectangulaire flanqué d’une tour-escalier en angle, couronnée de bretèches et couverte d’un toit conique. La cour intérieure, délimitée par des murs et des dépendances, suggère une enceinte fortifiée originelle, partiellement conservée.

La famille Besson du Bouchet, seigneur de Salcrupt depuis une date indéterminée, en fut propriétaire jusqu’à la Révolution française. Vidal de Besson, premier seigneur attesté de cette branche, épousa Marie de Lévis en 1608. Le château, remanié au XVIIIe siècle (notamment par l’ajout d’un second corps de bâtiment à l’ouest), servit plus tard d’école de hameau (1923–1958) et de logis de ferme. Son architecture rustique et authentique reflète les adaptations successives, comme les baies à meneaux ou les boiseries du XVIIIe siècle.

Classé à l’inventaire des monuments historiques le 31 décembre 1996, le site inclut le château, son mur d’enceinte, les communs et la cour intérieure (cadastre B 2135, 1997, 1998, 2035). La tour-escalier, élément défensif central, dessert les étages via un escalier en vis partiel en granite. Les bâtiments adjacents, comme le four à pain ou le préau scolaire, témoignent de son usage polyvalent au fil des siècles.

L’édifice illustre l’évolution des maisons fortes du Velay, passant d’une fonction seigneuriale à des usages agricoles et communautaires. Son plan initial, probablement similaire à celui de la maison forte de La Borie (Chenereilles), montre une adaptation continue aux besoins locaux, tout en conservant des traits médiévaux comme les bretèches ou les souillardes voûtées.

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