Première mention du château 1312 (≈ 1312)
Document attestant son existence médiévale.
1685–1715
Guerre des Camisards
Guerre des Camisards 1685–1715 (≈ 1700)
Refuge de François de Pelet après 1685.
1715
Libération de François de Pelet
Libération de François de Pelet 1715 (≈ 1715)
Fin de sa condamnation aux galères.
29 juillet 1991
Classement monument historique
Classement monument historique 29 juillet 1991 (≈ 1991)
Inscription des façades et jardins.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; jardins (cad. D 378, 1496) : inscription par arrêté du 29 juillet 1991
Personnages clés
François de Pelet - Baron protestant de Salgas
Condamné aux galères pour son rôle camisard.
Cardinal de Bernis - Acquéreur du château
Famille propriétaire depuis le XVIIIe siècle.
Origine et histoire du Château de Salgas
Le château de Salgas, situé près de Vebron en Lozère, est un édifice des XVIIIe et XIXe siècles, profondément marqué par l’histoire des Cévennes. Il est mentionné dès 1312, mais son aspect actuel résulte de transformations majeures aux XVIIIe et XIXe siècles, effaçant toute trace de son origine médiévale. Les modifications du XIXe siècle, comme l’ajout de frontons, de balcons, ou la transformation des toitures en ardoise, lui ont conféré un style résidentiel élégant, sans référence militaire.
Pendant la guerre des Camisards (1685–1715), le château abrite François de Pelet, baron protestant de Salgas. Après la révocation de l’édit de Nantes, ce naturaliste pacifique est contraint de s’impliquer dans la révolte camisarde. Condamné aux galères, il n’est libéré qu’à la mort de Louis XIV, mais perd ses biens. Le château, saisi par la Couronne, est cédé au cardinal de Bernis, dont la famille en est toujours propriétaire aujourd’hui.
Classé monument historique depuis 1991, le château de Salgas se distingue par ses façades, ses toitures et ses jardins protégés. Situé dans le parc national des Cévennes, il témoigne à la fois de l’architecture lozérienne et des bouleversements religieux du Gévaudan. Son environnement paysager, soigneusement aménagé, reflète les goûts esthétiques des XVIIIe et XIXe siècles.