Patrimoine classé
Le château en totalité, y compris le pavillon d'entrée, le jardin avec sa clôture (murs, grilles, portails) , sa statue d'Hercule, les pièces d'eau (douves, étang) avec leur système hydraulique, et les intérieurs avec leurs décors (parquets Versailles, peintures murales, portes à panneaux, lambris, toiles peintes, cheminées, plafonds à caissons, escalier avec atlante et cariatide, armoires sculptées) (cad. D 334, 347 à 350, 726, 831, 840) : inscription par arrêté du 7 avril 2008
Personnages clés
| Jean de Coligny (1617-1686) - Comte de Coligny-Saligny |
Dernier descendant des Coligny lié à Saligny. |
| Noël-Eléonor Palatin de Dyo († 1693) - Seigneur de Montperroux |
Époux d’Isabelle de Coligny, héritière de Saligny. |
| Jean Pâris de Monmartel - Financier et propriétaire |
Acquiert le château en 1755. |
| Famille Collas de Châtelperron - Propriétaires depuis 1834 |
Dynastie actuelle détentrice du château. |
| Architecte Dadolle - Maître d’œuvre non daté |
Contribue aux modifications architecturales. |
Origine et histoire du Château de Saligny
Le château de Saligny, situé dans le département de l’Allier en Auvergne-Rhône-Alpes, est un château fort dont les origines remontent au XIVe siècle. Il conserve des traces architecturales médiévales, notamment une grosse tour et un corps de logis gothique, tout en intégrant des modifications des XVe, XVIe et XVIIe siècles. Son aspect actuel, proche du style Renaissance, résulte de ces transformations successives, avec des lucarnes datées de 1566 et des adjonctions du début du XVIIe siècle. L’ensemble, entouré de douves, forme un fer à cheval autour d’une cour intérieure, mêlant éléments défensifs et résidentiels.
La seigneurie de Saligny a connu plusieurs familles nobles, dont les Châtel/Château, les Coligny-le-Vieux-Andelot, puis les Palatin de Dyo au XVIIe siècle. En 1746, le château est cédé à Jean-Jacques de Beausobre, avant de passer entre les mains du financier Jean Pâris de Monmartel en 1755. Par héritages et ventes successives, il appartient ensuite aux Micault de Courbeton, aux familles de Veyrac et de Saint-Georges, puis, depuis 1834, aux Collas de Châtelperron et aux Jehannot d’Huriel de Bartillat. Ces changements de propriétaires ont marqué son évolution architecturale et son usage, passant d’une forteresse médiévale à une résidence aristocratique.
Le château a été inscrit aux monuments historiques en 2008 pour son ensemble architectural, incluant le pavillon d’entrée, les douves, les intérieurs richement décorés (cheminées gothiques et Renaissance, lambris, peintures murales) et son système hydraulique. Ces protections soulignent la valeur patrimoniale d’un édifice qui allie héritage médiéval, influences Renaissance et aménagements modernes. L’architecte Dadolle a contribué à certaines modifications, tandis que les éléments défensifs, comme les traces du pont-levis, rappellent son origine militaire.
Les sources disponibles, notamment Wikipedia et Monumentum, mettent en avant la complexité de son histoire seigneuriale et ses caractéristiques architecturales hybrides. Le château illustre ainsi les transitions entre Moyen Âge et époque moderne, tant par ses structures que par les familles qui l’ont possédé. Son inscription récente parmi les monuments historiques en fait un site protégé, ouvert à des usages contemporains comme la visite ou l’hébergement, tout en préservant son authenticité.