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Château de Salles-Curan dans l'Aveyron

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Salles-Curan

  • Rue du Grenier
  • 12410 Salles-Curan
Château de Salles-Curan
Château de Salles-Curan
Château de Salles-Curan
Château de Salles-Curan
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Château de Salles-Curan
Château de Salles-Curan
Château de Salles-Curan
Château de Salles-Curan
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
12410 Salles-Curan, Rue du Grenier

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1227
Partage seigneurial
1237
Unification épiscopale
1429–1432
Conflit épiscopal
15 septembre 1442
Construction du château
1572
Guerres de Religion
1779
Tentative de démolition
1795
Vente comme bien national
1928
Classement monumental
2012
Fermeture de l’hostellerie
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte avec sa herse ainsi que l'écusson et l'oculus qui la surmontent : classement par arrêté du 27 juin 1928

Personnages clés

Guillaume de La Tour d’Oliergues - Évêque de Rodez (1429–1432) Commanditaire du château en 1442.
Pierre d’Estaing - Évêque rival de Rodez Opposant à Guillaume de La Tour.
François d’Estaing - Évêque de Rodez Armes sculptées dans le château.
Pierre Combettes - Maître maçon Constructeur du château en 1442.
Jean-François Teysseyre - Notaire et maire Rachat partiel du château (XIXe).
David Bouviala - Chef étoilé Dirigea l’Hostellerie du Lévézou.
Abbé Delery - Curé de Salles-Curan Acheta une aile pour une école (1922).

Origine et histoire du Château de Salles-Curan

Le château de Salles-Curan trouve ses origines dans un lieu fortifié médiéval, partagé entre plusieurs co-seigneurs dont les comtes de Rodez et la famille Guiral-Paret dès le XIIe siècle. En 1237, l’évêque de Rodez devient l’unique seigneur après avoir racheté les parts des seigneurs de Sévérac et du Lévézou. Ce site stratégique, entouré d’une enceinte après la guerre de Cent Ans, fut renforcé par la construction d’un nouveau château en 1442 sous l’impulsion de l’évêque Guillaume de La Tour d’Oliergues, marqué par ses armes au-dessus du portail.

Pendant les guerres de Religion, le château devint un bastion catholique face à Millau protestante, abritant même des religieuses bénédictines fuyant les destructions calvinistes en 1601. Les évêques de Rodez y résidèrent régulièrement jusqu’au XVIIIe siècle, lorsque Jérôme Champion de Cicé le déclara inhabitable et tenta sans succès de le faire démolir en 1779. Vendu comme bien national en 1795, il fut progressivement racheté au XIXe siècle par la famille Teysseyre, avant d’être transformé en école, auberge, puis hôtel-restaurant étoilé au XXe siècle.

Classé partiellement aux monuments historiques en 1928 pour son porche, sa herse et son oculus, le château illustre l’évolution d’une forteresse médiévale en résidence épiscopale, puis en lieu de vie civile. Son aile Nord, connue sous le nom d’Hostellerie du Lévézou, accueillit des personnalités comme Alain Peyrefitte ou Zinédine Zidane avant sa fermeture en 2012. L’aile Est abritait quant à elle une école privée jusqu’en 2017, perpétuant son rôle central dans la communauté locale.

L’histoire du château est aussi marquée par des conflits internes à l’Église, comme l’affrontement entre Guillaume de La Tour et Pierre d’Estaing pour le siège épiscopal de Rodez (1429–1432). Ce dernier épisode accéléra le développement de Salles-Curan, où Guillaume de La Tour établit une partie de son administration. Les armes des évêques, comme celles de François d’Estaing sur une cheminée, témoignent encore de cette période faste.

Architecturalement, le château de 1442 se distinguait par ses trois tours, ses fenêtres à lucarnes, et son intégration à l’enceinte villageoise. La rose sculptée au-dessus de l’écusson des d’Estaing, visible sur la porte classée, rappelle leur influence. Malgré les tentatives de démolition et les divisions successorales, le site a conservé une partie de son intégrité, devenant un symbole du patrimoine aveyronnais.

Liens externes

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