Prise par Anne de Joyeuse 1587 (≈ 1587)
Guerres de Religion, château capturé.
1609
Mention testamentaire
Mention testamentaire 1609 (≈ 1609)
Première trace écrite confirmée.
1720
Modifications majeures
Modifications majeures 1720 (≈ 1720)
Reconstruction ailes centrale et droite.
1788
Achat par la famille de Chastenet
Achat par la famille de Chastenet 1788 (≈ 1788)
Nouveaux propriétaires influents.
XIXe siècle
Refonte façade ouest
Refonte façade ouest XIXe siècle (≈ 1865)
Alignement et comblement des fossés.
15 janvier 1980
Inscription monuments historiques
Inscription monuments historiques 15 janvier 1980 (≈ 1980)
Protection officielle du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Anne de Joyeuse - Amiral et chef militaire
Prit le château en 1587.
Famille de Chastenet de Puységur - Propriétaires en 1788
Acheta et modifia le château.
Origine et histoire
Le château de Salvagnac est un édifice fortifié situé dans le village éponyme, dans le département du Tarn (région Occitanie). Inscrit aux monuments historiques depuis le 15 janvier 1980, il conserve une structure en fer à cheval probablement héritée de sa construction initiale. Deux tours médiévales encadrent la cour, témoignages d’un remaniement sur des bases anciennes. Son architecture mêle ainsi des éléments défensifs d’origine et des ajouts postérieurs, reflétant une évolution continue depuis le Moyen Âge.
En 1587, le château est pris par l’amiral Anne de Joyeuse lors des guerres de Religion, marquant un épisode violent de son histoire. Un testament de 1609 en atteste l’existence, confirmant son importance locale. Au XVIIIe siècle, des modifications majeures interviennent : en 1720, les ailes centrale et droite sont reconstruites dans un style classique, ornées de moulures par étage, tandis qu’en 1788, la famille de Chastenet de Puységur en devient propriétaire.
Le XIXe siècle apporte de nouvelles transformations, avec la refonte de la façade ouest, l’alignement des entrées des caves (désormais enterrées) et le comblement des fossés à l’aide des décombres des remparts. L’aile gauche, datant de cette période, n’a jamais été restaurée, contrastant avec les parties classiques récemment remises en valeur. Dominant le village depuis sa colline, le château illustre ainsi les strates successives de l’histoire architecturale et politique du Tarn.
Les vestiges médiévaux, comme les deux tours, coexistent avec des éléments des XVIIIe et XIXe siècles, créant un ensemble hétéroclite mais cohérent. Les fossés comblés et les remparts partiellement démantelés rappellent son passé défensif, tandis que les façades classiques, soulignées de moulures, témoignent d’une volonté d’embellissement et d’adaptation aux goûts des époques ultérieures. Aujourd’hui, le château reste un symbole du patrimoine local, protégé et mis en valeur pour son intérêt historique et architectural.