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Château de Saulières à Saint-Péreuse dans la Nièvre

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Saulières

  • 92 Château de Saulières
  • 58110 Saint-Péreuse
Château de Saulières
Château de Saulières
Château de Saulières
Château de Saulières
Château de Saulières
Château de Saulières
Crédit photo : Eric Walter - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée
58110 Saint-Péreuse, 92 Château de Saulières

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Première mention seigneuriale
1469
Droits de justice limités
1786
Construction du château actuel
1824
Tombeau de Jacques-Louis II
1859
Consécration de la chapelle familiale
1997 et 2005
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures du château ; les façades et toitures des communs ; au premier étage, le grand salon, la salle de billard et la salle à manger ; les terrasses ; le jardin avec fabrique et labyrinthe (cad. C 213 à 220, 371) : inscription par arrêté du 3 novembre 1997 - Le vieux château, en totalité, et son soubassement, à l'exception du bâtiment agricole de stabulation moderne ; la halle de séchage ; l'orangerie ; les murs de clôture (cad. C 214, 221 à 223, 372, 373) : inscription par arrêté du 4 avril 2005

Personnages clés

Hugues de Verrières - Chevalier et seigneur de Solière Testa en 1293, sépulture à Bellevaux.
Jacques-Louis II de La Ferté-Meun - Vicomte de Solière, constructeur du château Bâtit le château en 1786, révolutionnaire controversé.
Fernand de La Ferté-Meun - Neveu et héritier de Jacques-Louis II Vendit le domaine en 1840, conseiller du Comte de Chambord.
Georges du Pré de Saint-Maur - Propriétaire au XIXe siècle Fondateur de la chapelle et du parc actuel.
Claude de La Ferté-Meun - Seigneur de Solière (XVIIe siècle) Époux de Catherine Sallonnyer, baron de Chandiou.
Pierre-Félix Delarue et Andoche Parthiot - Architectes de la chapelle Plans de la chapelle consacrée en 1859.

Origine et histoire du Château de Saulières

Le château de Saulières, situé à Saint-Péreuse dans la Nièvre (Bourgogne-Franche-Comté), est une construction néo-classique de la fin du XVIIIe siècle, édifiée en 1786 par Jacques-Louis II de La Ferté-Meun, vicomte de Solière. Il remplace une ancienne demeure seigneuriale liée au fief de Solière, mentionné dès le XIIIe siècle. Le style italianisant et les terrasses successives reflètent l’influence néo-palladienne, tandis que des éléments médiévaux, comme une tour ronde du XVIe siècle, subsistent dans le « vieux château ». Le domaine inclut aussi une chapelle gothique (1858) et une halle de séchage du XVIIIe siècle.

Le château fut bâti sur une terre seigneuriale en mouvance du comté de Château-Chinon et du duché de Nevers. Dès 1469, la seigneurie de Solière, détenue par des familles comme les Verrières ou les La Ferté-Meun, jouissait de droits de justice (basse et moyenne). Au XIIIe siècle, Hugues de Verrières et son épouse Agnès de Fontenay, seigneurs du lieu, choisirent leur sépulture à l’abbaye de Bellevaux. Le château actuel, propriété privée, conserve un décor intérieur du XVIIIe siècle (boiseries, tissus d’indienne) et un parc aménagé au XIXe siècle, avec un théâtre de verdure et un labyrinthe.

La chapelle des Bois, inachevée (1824), abrite le tombeau de Jacques-Louis II de La Ferté-Meun, figure révolutionnaire controversée. Son neveu, Fernand de La Ferté-Meun, vendit le domaine en 1840 à la famille Grangier de La Marinière, puis aux comtes d’Azy. Au XIXe siècle, Georges du Pré de Saint-Maur y ajouta une chapelle familiale (1859) et fonda une maison religieuse nearby. Le château, inscrit aux Monuments Historiques en 1997 et 2005, illustre l’évolution architecturale et sociale d’une seigneurie morvandelle, des croisades à la Révolution.

Les communs du XVIIIe siècle, avec leurs écuries et leur orangerie, complètent l’ensemble. Le portail en anse de panier et les mangeoires ovales en pierre témoignent de l’attention portée aux dépendances. La halle de séchage, typique des domaines agricoles de l’époque, rappelle l’activité économique liée à la forêt morvandelle. Le parc, conçu en terrasses, descend vers un étang où une chapelle gothique surplombe le tombeau des La Ferté-Meun, symbole de leur ancrage local.

L’intérieur du château, remanié au XIXe siècle, a perdu son grand escalier mais conserve des salles remarquables : le grand salon (tissus d’indienne), la salle de billard (panoramiques) et la salle à manger, protégés depuis 1997. Les vitraux de la chapelle, signés « A. Lusson, Paris 1859 », et les boiseries reflètent le goût éclectique des propriétaires. Le domaine, toujours propriété des descendants du comte d’Azy, reste un exemple préservé d’architecture néo-classique en milieu rural.

Le vieux château, partiellement en ruine, conserve une tour ronde du XVIe siècle, ancien pigeonnier, et des vestiges de l’enceinte seigneuriale. Les murs de clôture et l’orangerie, inscrits en 2005, délimitent un espace où se mêlent histoire médiévale et aménagements des Lumières. Le pilori, lieu-dit voisin, rappelle les droits seigneuriaux exercés jusqu’à la Révolution, période durant laquelle Jacques-Louis II de La Ferté-Meun, bien que révolutionnaire, fut perçu comme un homme « dur et redoutable » par la population locale.

Liens externes

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