Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de Savigny-le-Vieux à Curgy en Saône-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Savigny-le-Vieux

  • Savigny le Vieux
  • 71400 Curgy
Propriété privée
71400 Curgy, Savigny le Vieux

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1365
Première mention des seigneurs de Drée
1410
Passage au chapitre d'Autun
23 décembre 1791
Vente comme bien national
1987
Acquisition par Éric Mayer-Schaller
3 septembre 1990
Inscription aux Monuments Historiques
2007
Campagne de restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Donjon et bâtiment du XVIe siècle attenant ; sol contenant des traces de fortifications (cad. B 199) : inscription par arrêté du 3 septembre 1990

Personnages clés

Hugues de Drée - Seigneur de Blanzy Premier propriétaire connu en 1365.
Jean du Rousset - Conseiller de Charles VI Propriétaire avant 1410, proche d’Isabelle de Bavière.
Gabriel de Grigny - Chanoine d'Autun Ajouta un pavillon au XVIe siècle.
Éric Mayer-Schaller - Propriétaire actuel et restaurateur Descendant des Couland, consacre le château depuis 1987.

Origine et histoire du Château de Savigny-le-Vieux

Le château de Savigny-le-Vieux, situé sur la commune de Curgy en Saône-et-Loire, est un édifice médiéval dont les origines remontent au XIVe siècle. Le donjon, cœur du château, mesure 9 mètres de côté et 17 mètres de haut, construit en pierre locale avec des murs de 1,30 mètre d’épaisseur. À l’origine entouré d’une palissade de bois, il fut plus tard doté d’une enceinte de pierre et de douves, aujourd’hui disparues. Ce site isolé, accessible par un chemin de terre, est niché dans un cadre naturel préservé, entouré de prés et de vergers.

Le donjon, seul vestige majeur des structures initiales, conserve des éléments défensifs comme des meurtrières élargies en fenêtres et une charpente du XVIe siècle en châtaignier. Au XVIe siècle, le chanoine Gabriel de Grigny y adossa un pavillon, aujourd’hui effondré, dont il ne reste que les contreforts. Le château, propriété du chapitre d’Autun à partir de 1410, fut vendu comme bien national en 1791. Depuis 1987, Éric Mayer-Schaller, descendant des anciens propriétaires, mène des travaux de restauration pour préserver ce patrimoine.

L’histoire du château est marquée par des figures comme Hugues de Drée, premier seigneur connu en 1365, et Jean du Rousset, conseiller de Charles VI, qui en prit possession avant 1410. Les chanoines d’Autun, peu soucieux de son entretien, exploitèrent surtout les 250 hectares de terres attenantes. Après la Révolution, le château passa entre les mains de la famille Couland jusqu’en 1987. Aujourd’hui, le donjon, partiellement visitable, abrite des éléments historiques comme une liste des chanoines seigneurs et une rare représentation de Jean du Rousset.

Le château, inscrit aux monuments historiques en 1990, ne se visite qu’en été et lors des Journées du Patrimoine. La pièce principale du donjon, aménagée avec un mobilier rustique, témoigne de son évolution architecturale, des meurtrières médiévales aux fenêtres à vitraux. Les armoiries des familles Drée et du chapitre d’Autun rappellent les liens féodaux et religieux qui ont façonné son histoire. Enfin, un ruisseau, autrefois traversant le domaine, a été canalisé par le propriétaire actuel.

La restauration entreprise depuis 2007 vise à rendre le donjon habitable, tout en préservant son authenticité. Les traces des anciennes fortifications, bien que partiellement effacées au XIXe siècle, rappellent son rôle défensif passé. Le site, accessible par la route départementale 107, offre un panorama sur la vallée de la Drée, soulignant son isolement et son caractère pittoresque.

Les sources historiques, comme les travaux de J.-F. Clanet ou l’armorial d’Harold de Fontenay, documentent les armoiries et les successions de propriétaires. Le château illustre ainsi l’évolution d’une seigneurie médiévale en un domaine agricole, puis en un patrimoine préservé par des passionnés d’histoire.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours