70360 Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin, Rue de Saint-Albin
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XVIe siècle (≈ 1650)
Château originel avant reconstruction partielle.
1697
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle 1697 (≈ 1697)
Travaux post-incendie non précisés.
1837
Nouveau logis par les Bauffrémont
Nouveau logis par les Bauffrémont 1837 (≈ 1837)
Construction d’un édifice détruit après 1918.
Période révolutionnaire (fin XVIIIe siècle)
Destruction par incendie
Destruction par incendie Période révolutionnaire (fin XVIIIe siècle) (≈ 1895)
Château détruit pendant la Révolution.
5 décembre 1996
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 5 décembre 1996 (≈ 1996)
Protection des écuries et dépendances subsistantes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les écuries et leurs dépendances à l'ouest, ainsi que la fontaine, l'abreuvoir et les balustrades dans la cour ; le pavillon de la buanderie et le lavoir ; le pavillon d'entrée ; la fabrique ou temple à l'antique ; les grilles d'entrée à l'ouest ; les grilles subsistant dans le village, à l'entrée de l'actuelle scierie et à l'entrée de l'allée dite "allée noire", à proximité de la mairie (cad. D 828, 833, 846 ; AM 57, 8 ; AI 235) : inscription par arrêté du 5 décembre 1996
Personnages clés
Famille de Bauffrémont - Propriétaires et reconstructeurs
Commanditaires du logis de 1837.
Luc Breton - Architecte attribué
Auteur présumé du temple à l’antique.
Origine et histoire du Château de Scey-sur-Saône
Le château de Scey-sur-Saône, situé dans la commune de Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin (Haute-Saône), trouve ses origines au XVIe siècle, avec une reconstruction partielle à partir de 1697. L’édifice initial fut détruit par un incendie pendant la Révolution française, marquant une rupture dans son histoire architecturale. Au XIXe siècle, la famille de Bauffrémont entreprit en 1837 la construction d’un nouveau logis, lui-même détruit après 1918, ne laissant que des dépendances comme les écuries, un temple à l’antique attribué à Luc Breton, un lavoir, et des pavillons.
Les éléments subsistants, dont les grilles et le pavillon d’entrée, témoignent de l’importance historique du site. Inscrit aux monuments historiques en 1996, le château illustre les transformations architecturales liées aux bouleversements politiques et sociaux, depuis l’Ancien Régime jusqu’au XIXe siècle. Les vestiges actuels, comme la fabrique ou le temple à l’antique, reflètent l’influence des styles néoclassiques et l’adaptation des espaces nobles après la Révolution.
La protection de 1996 couvre spécifiquement les écuries, la fontaine, l’abreuvoir, le pavillon de la buanderie, ainsi que les grilles et le temple. Ces éléments, bien que fragmentaires, offrent un aperçu de l’organisation spatiale et esthétique d’une résidence aristocratique du XIXe siècle en Franche-Comté. Leur préservation permet d’étudier les pratiques architecturales et paysagères de l’époque, ainsi que le rôle des familles nobles dans la reconstruction post-révolutionnaire.