Château de Scopont à Maurens-Scopont dans le Tarn

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Scopont

  • Le village
  • 81470 Maurens-Scopont
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1423
Première attestation du château
1575
Prise du château
Vers 1750
Reconstruction du château
4 février 1992
Inscription aux monuments historiques
17 février 1995
Classement du pavillon
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château et son orangerie (cad. ZK 44) : inscription par arrêté du 4 février 1992. Pavillon néo-gothique situé dans le parc (cad. ZK 44) : classement par arrêté du 17 février 1995

Personnages clés

Guillaume de Joyeuse Lieutenant général en Languedoc, il prit le château en 1575.
Duc de Choiseul Ministre de Louis XV, il reconstruisit le château vers 1750.
Bernard d'Ingrando Propriétaire ayant racheté et restauré le château.
Marquis de Castellane Commanditaire du pavillon néo-gothique au XIXe siècle.

Origine et histoire du Château de Scopont

Le château de Scopont, à Maurens-Scopont (Tarn), est un château fort inscrit aux monuments historiques depuis le 4 février 1992. Le site est marqué par la croisade des Albigeois : des pierres de réemploi proviennent d'une abbaye détruite lors du passage de l'armée de Simon IV de Montfort, et un charnier contenant des squelettes munis de l'anneau de cuivre des parfaits, religieux cathares, y a été découvert. L'existence d'un château sur ce site n'est de nouveau attestée qu'en 1423. En 1575, Guillaume de Joyeuse, lieutenant général en Languedoc, prit le château d'Escopont lors des guerres de religion et respecta sa promesse en épargnant la garnison. Vers 1750, l'édifice fut pratiquement reconstruit par le duc de Choiseul, ministre de Louis XV. Plusieurs ventes et périodes de négligence suivirent, avant qu'il ne soit racheté presque à l'état de ruines pour être restauré ; il avait auparavant appartenu, de manière méconnue, à l'État algérien avant son acquisition par Bernard d'Ingrando. Au début des années 2020, un projet visant à rapprocher l'autoroute A69 à moins de 300 mètres du château a suscité l'opposition du propriétaire, qui l'a qualifié d'« injure au patrimoine », et le lieu a accueilli du 4 au 6 juillet 2025 une mobilisation contre ce projet nommée Turboteuf. Architectoniquement, le château présente un plan rectangulaire : au nord, une vaste esplanade qui remplace autrefois l'avant-corps et la basse-cour et qui est séparée des douves par une rangée de balustres ; la façade sud, tournée vers la vallée, est encadrée de deux tours d'angle rondes coiffées de toits en ardoise et dégagées jusqu'à leur base, datées du XVIIe siècle. L'ensemble des façades, à l'exception du côté est, comporte de nombreuses fenêtres, certaines témoignant de remaniements, notamment des percements du XIXe siècle dans les tours. L'intérieur a fait l'objet d'embellissements successifs : les caves datent du XVIe siècle, l'escalier et sa cage comportent une rampe en fer forgé de la fin du XVIIIe siècle, le grand salon présente des stucs de style Rocaille et plusieurs cheminées portent des décors du XIXe siècle, signes du confort apporté lors des rénovations. Dans le parc se trouve un pavillon néo-gothique, élevé au XIXe siècle à la demande du marquis de Castellane et composé d'éléments de réemploi archéologiques, notamment des pièces provenant du couvent des Carmes et du couvent des Jacobins de Toulouse ainsi que des pierres tombales locales ; ce pavillon est classé depuis le 17 février 1995. Le parc abrite des arbres remarquables, dont des chênes centenaires, des érables et des tilleuls.

Liens externes