Premier cité du castrum 1266 (≈ 1266)
Accord de paréage avec le comte d’Astarac Bernard II.
XIIIe siècle (?)
Construction de la tour
Construction de la tour XIIIe siècle (?) (≈ 1350)
Tour carrée en moellons de molasse.
1759
Demande de démolition
Demande de démolition 1759 (≈ 1759)
Logis déclaré inhabitable par l’abbé de Faget.
15 mars 1973
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 15 mars 1973 (≈ 1973)
Protection des façades et toitures de la tour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. C 398) : inscription par arrêté du 15 mars 1973
Personnages clés
Abbé de Faget - Seigneur de Seissan
Propriétaire du château, initie sa démolition en 1759.
Bernard II - Comte d’Astarac
Protège le castrum via un accord de paréage en 1266.
Origine et histoire du Château de Seissan
Le château de Seissan, situé dans le Gers, est principalement représenté aujourd’hui par une tour carrée de 24 mètres de haut, construite au XIIIe siècle. Cette structure en moellons de molasse montre deux phases de construction distinctes : un appareil régulier jusqu’à mi-hauteur, puis des pierres irrégulières au-dessus, révélant une reprise entre les étages. Le rez-de-chaussée, voûté en berceau et accessible autrefois par une trappe, servait de réserve, tandis que les étages supérieurs, équipés de latrines et de fenêtres chanfreinées, avaient une vocation résidentielle. Un bâtiment communal a remplacé l’ancien logis seigneurial, dont les vestiges indiquent un étage unique.
Le castrum de Seissan est mentionné pour la première fois en 1266, lorsque l’abbé de Faget, seigneur des lieux, le place sous la protection du comte d’Astarac Bernard II dans le cadre d’un accord de paréage. Le château, centre de l’enceinte fortifiée, perd son usage résidentiel au XVIIIe siècle : en 1759, l’abbé de Faget demande sa démolition en raison de son état de délabrement avancé, ne conservant que quelques chambres et greniers en ruine. Malgré cela, la tour est préservée, symbolisant le pouvoir seigneurial des abbés, et le droit des habitants d’y recevoir une collation le jour de la Toussaint y est maintenu.
Au XVIIIe siècle, le cadastre de 1761 atteste que la structure féodale était encore globalement intacte sous le nom de « château ». Les façades et toitures de la tour sont finalement inscrites aux monuments historiques en 1973. Cette tour, caractéristique de l’architecture militaire médiévale des environs d’Auch, témoigne du rôle des abbés de Faget dans la seigneurie locale et de l’évolution des fortifications entre le Moyen Âge et l’époque moderne.