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Château de Sepmes en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Sepmes

    Rue de la République
    37800 Sepmes
Propriété privée
Château de Sepmes
Château de Sepmes
Château de Sepmes
Château de Sepmes
Château de Sepmes
Château de Sepmes
Château de Sepmes
Château de Sepmes
Château de Sepmes
Crédit photo : Jalbatros - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1900
2000
1331
Première mention de la châtellenie
1506
Hommage féodal
1549
Vente à Pierre Strozzi
6 janvier 1930
Inscription à l’ISMH
1973
Restauration actuelle
26 mai 1977
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (cad. D 129) : classement par arrêté du 26 mai 1977 ; Bâtiment des communs (cad. D 140) : inscription par arrêté du 26 mai 1977

Personnages clés

Emery de Thais - Seigneur de Sepmes (début XVIe) En conflit avec Sainte-Maure pour les litres funèbres.
Jean de Thais - Dernier Thais propriétaire Vend Sepmes à Pierre Strozzi en 1549.
Pierre Strozzi - Acquéreur en 1549 Acheta Sepmes pour son fils Philippe.
Louis Brossin de Méré - Seigneur et gouverneur (XVIe) Capitaine-gouverneur de Loches, inhumé à Sepmes.
René-Louis de Voyer d’Argenson - Dessinateur (1713) Auteur de vues du château avant transformations.
Edmond Rigaud - Architecte en chef (1929) Empêcha la vente de l’escalier.

Origine et histoire

Le château de Sepmes, situé dans le département d’Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire, est un monument privé classé, dominant le vallon au sud du village. Construit au XVIe siècle, il remplace probablement une forteresse plus ancienne, bien qu’aucune preuve archéologique ne le confirme. Aujourd’hui, il ne subsiste qu’un corps de logis principal flanqué d’un pavillon ouest, typique des constructions du premier quart du XVIe siècle avec son « quadrillage blésois » et ses chapiteaux inspirés des châteaux de Blois ou Azay-le-Rideau. L’escalier rampe-sur-rampe, comparable à celui d’Azay-le-Rideau, et la cheminée ornée de la devise CONCORDIA FRATRUM sont parmi ses éléments les plus remarquables.

Le château a appartenu à plusieurs familles nobles, dont les Thais, les Brossin de Méré, et les Rohan, avant de passer aux Voyer de Paulmy d’Argenson au XVIIIe siècle. Inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1930, il fut classé en 1977 après avoir échappé de peu à la destruction et au dépeçage, notamment grâce à l’intervention d’architectes des Monuments Historiques. Au XXe siècle, il servit même de poulailler ou de prison pendant la Première Guerre mondiale, avant d’être restauré à partir de 1973 par ses propriétaires actuels.

L’architecture du château allie des influences italianisantes, comme les caissons sculptés de l’escalier, et des éléments féodaux, tels les mâchicoulis du pavillon. À l’intérieur, une fresque peinte sur la hotte de la cheminée du pavillon, interprétée comme une représentation des mythes d’Éole, est attribuée à la famille Strozzi. Les dépendances, très endommagées, et la façade est, autrefois ornée de colonnes corinthiennes, témoignent des transformations et dégradations subies au fil des siècles.

La protection du château a évolué : inscrit en 1930 pour éviter la vente de son escalier à un antiquaire, il fut finalement classé en 1977. Les dessins de René-Louis de Voyer d’Argenson (1713) offrent un témoignage précieux de son apparence avant les mutilations. Aujourd’hui, bien que non ouvert au public, le château continue d’être restauré, préservant ainsi un patrimoine architectural majeur de la Touraine.

Les archives révèlent des conflits historiques, comme le procès entre Emery de Thais et le seigneur de Sainte-Maure au début du XVIe siècle, ou les lettres patentes de 1583 instituant des foires à Sepmes. La baronnie de Sainte-Maure, dont dépendait Sepmes, fut unie à Montbazon en 1588, marquant un tournant dans son histoire féodale. Ces éléments illustrent l’importance stratégique et sociale du château dans la région.

Enfin, les études récentes, comme celles de Benjamin Bulté (2019-2020), approfondissent la compréhension de son architecture et de ses fonctions. Les bulletins de la Société des Amis du Pays Lochois et les références Mérimée (PA00098112) complètent les sources documentant son histoire, soulignant son rôle dans le patrimoine des châteaux de la Loire.

Liens externes