Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Château-fort bâti sur une motte féodale.
XIVe siècle
Premiers remaniements
Premiers remaniements
XIVe siècle (≈ 1450)
Modifications architecturales post-médiévales.
XVIe siècle
Transformation Renaissance
Transformation Renaissance
XVIe siècle (≈ 1650)
Conversion en demeure de campagne.
1744
Façade classique ajoutée
Façade classique ajoutée
1744 (≈ 1744)
Porte avec fronton curviligne daté.
2002
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
2002 (≈ 2002)
Protection officielle du château et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château, avec ses communs, les vestiges de sa chapelle et son sol d'assiette (cad. AK 17) : inscription par arrêté du 31 juillet 2002
Personnages clés
| Famille de Sédillac (ou Sérilhac) - Propriétaires originels |
Seigneurs gascons liés au château. |
| Capitaine de Sérillac - Militaire et neveu de Monluc |
Tué en 1567 en Toscane. |
| Blaise de Monluc - Oncle du capitaine de Sérillac |
Figure militaire des guerres de religion. |
Origine et histoire
Le château de Sérillac, situé à La Sauvetat dans le Gers, est à l’origine une forteresse médiévale construite au XIIIe siècle sur une motte féodale, suggérant une occupation défensive antérieure. Ce château-fort, propriété de la famille de Sédillac (ou Sérilhac en gascon), subit des transformations majeures aux XIVe, XVIe et XVIIIe siècles, reflétant les évolutions architecturales et sociales de chaque époque. Il est notamment marqué par les guerres de religion, qui ravagent la région et le village voisin de La Sauvetat, une sauveté fondée au XIe siècle. Un capitaine de Sérillac, neveu de Blaise de Monluc, trouve d’ailleurs la mort en 1567 lors d’une embuscade en Toscane, illustrant l’engagement militaire de cette lignée.
À la Renaissance, la forteresse est convertie en une demeure de campagne, perdant progressivement son caractère défensif pour adopter des éléments de confort et d’esthétique. Le château apparaît même dans un Conte de Gascogne recueilli par Jean-François Bladé, où il sert de cadre à une histoire d’amour entre un bâtard et la fille d’un noble résidant sur place. Cette mention littéraire témoigne de son ancrage dans la culture locale et de son prestige persistant à travers les siècles.
L’architecture actuelle mêle des vestiges médiévaux et des ajouts classiques. Le bâtiment principal, situé à l’ouest d’un éperon rocheux, est précédé d’un châtelet du XVIIe siècle avec un porche voûté, menant à une cour d’honneur bordée de communs. Les ailes nord et sud, probablement d’anciennes tours médiévales arasées, encadrent une cour étroite accessible par quelques marches. La façade centrale, d’origine médiévale, est doublée au XVIIIe siècle par une entrée classique ornée d’un fronton curviligne daté de 1744. L’aile sud, quant à elle, conserve des décors intérieurs typiques de cette période, comme des gypseries et plafonds à la française. Le château, inscrit aux Monuments Historiques depuis 2002, incarne ainsi près de six siècles d’histoire gasconne, entre conflits, adaptations et embellissements.