Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification du château-fort sur une ancienne motte féodale.
XIVe siècle
Premiers remaniements
Premiers remaniements XIVe siècle (≈ 1450)
Modifications majeures apportées à la structure médiévale.
XVIe siècle
Transformation Renaissance
Transformation Renaissance XVIe siècle (≈ 1650)
Conversion de la forteresse en demeure de campagne.
XVIIIe siècle
Aménagements intérieurs
Aménagements intérieurs XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout de gypseries et plafonds à la française dans l'aile sud.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château, avec ses communs, les vestiges de sa chapelle et son sol d'assiette (cad. AK 17) : inscription par arrêté du 31 juillet 2002
Personnages clés
Blaise de Monluc
Oncle d'un capitaine de Sérillac tué en Toscane.
Jean-François Bladé
Auteur ayant évoqué le château dans un conte gascon.
Origine et histoire du Château de Sérillac
Le château de Sérillac, situé à La Sauvetat (canton de Fleurance-Lomagne, Gers), s'implante sur l'emplacement d'une ancienne motte féodale. Construit à l'origine au XIIIe siècle comme château-fort, il a été fortement remanié aux XIVe, XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Il est inscrit aux monuments historiques depuis 2002. Le nom du lieu vient de la famille de Sédillac — graphie gasconne Sédilhac, devenue plus tard Sérillac ou Sérilhac — qui détenait notamment la seigneurie de Saint-Léonard et, par alliances, celle de Castelnau. La motte indique une position défensive antérieure ; le château et le village de La Sauvetat, sauveté établie au XIe siècle, ont souffert des guerres de Religion. Un capitaine de Sérillac, neveu de Blaise de Monluc, fut tué dans une embuscade à Montepulciano, en Toscane. À la Renaissance, la forteresse fut transformée en demeure de campagne. Implanté à l'extrémité ouest d'un éperon rocheux, l'ensemble est précédé à l'est par un castelet long et quadrangulaire formant corps de portique, dont un porche voûté permet l'accès à une cour rectangulaire bordée au sud de communs. Le château présente un plan en U : deux ailes, probablement d'anciennes tours médiévales arasées, encadrent une cour étroite séparée du jardin par quelques marches. Les toitures sont en tuiles et des génoises à trois rangs soulignent la liaison murs-toits. Le corps de logis médiéval a reçu une façade classique d'entrée, surmontée d'un fronton curviligne portant la date de 1744. L'aile sud conserve surtout les aménagements du XVIIIe siècle, avec gypseries et plafonds à la française. Enfin, le château est évoqué dans la littérature locale : dans Le Bâtard, un conte gascon recueilli par Jean-François Bladé, le héros aime la fille d'un noble qui habitait Sérillac.