Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Période de construction du manoir de Sermaisey.
XVe siècle
Premières mentions du château
Premières mentions du château XVe siècle (≈ 1550)
Un plan de cette époque montre un château formé d'un corps de logis et d'une tour ronde.
1590
Acquisition par Nyod
Acquisition par Nyod 1590 (≈ 1590)
La seigneurie appartient à François-Abraham Nyod.
1628
Vente à Mercier
Vente à Mercier 1628 (≈ 1628)
La seigneurie est vendue à Louis Mercier, qui agrandit le domaine.
1683
Fin des Mercier
Fin des Mercier 1683 (≈ 1683)
Extinction de la famille Mercier, le fief passe entre diverses mains.
Fin du XVIIIe siècle
Acquisition par le marquis d'Apcher
Acquisition par le marquis d'Apcher Fin du XVIIIe siècle (≈ 1895)
Le château est vendu à Charles de Châteauneuf de Randon, marquis d'Apcher.
23 avril 1947
Inscription monument historique
Inscription monument historique 23 avril 1947 (≈ 1947)
Le manoir de Sermaisey est inscrit au titre des monuments historiques.
2007
Effondrement du pigeonnier
Effondrement du pigeonnier 2007 (≈ 2007)
Le toit du pigeonnier s'effondre à la suite d'un hiver rigoureux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures : inscription par arrêté du 23 avril 1947
Personnages clés
François-Abraham Nyod
Propriétaire de la seigneurie en 1590.
Louis Mercier
Acquiert la seigneurie en 1628 et agrandit le domaine.
Charles de Châteauneuf de Randon
Marquis d'Apcher, acquiert le château à la fin du XVIIIe siècle.
Origine et histoire du Château de Sermaizey
Le manoir de Sermaisey se dresse à la lisière orientale du village de Laives, en Saône-et-Loire. Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 23 avril 1947. Un plan du XVe siècle montre un château formé d'un corps de logis et d'une grosse tour ronde coiffée d'un toit conique. Aujourd'hui subsiste le corps de logis occidental, constitué de plusieurs bâtiments alignés, dont la façade ouest, flanquée au sud d'un pavillon carré, est percée d'ouvertures régulières sur deux niveaux et d'une rangée de lucarnes à fronton éclairant les combles. Au centre de la façade orientale s'appuie une tourelle d'escalier hors œuvre à six pans irréguliers, percée de baies à linteaux en accolade dont les parties hautes ont été remaniées au XVIIe siècle. L'angle nord-est est occupé par une tour carrée à demi hors œuvre dont le second étage, encore muni d'une fenêtre en plein cintre, abritait une chapelle ; sa couverture en dôme a été remplacée par une toiture en pavillon. Les bas-reliefs qui ornaient autrefois la chapelle et représentaient des scènes de la vie de la Vierge ont été dispersés, sauf une pietà encore encastrée dans le mur de l'ancienne sacristie. Un pigeonnier circulaire se trouve à quelque distance au sud-est, au-delà des communs ; son toit s'est effondré en 2007 à la suite d'un hiver rigoureux et d'un mauvais entretien, et une restauration est prévue. Le château, propriété privée, ne se visite pas. La seigneurie est attestée dès le XVe siècle, puis appartient en 1590 à François-Abraham Nyod ; en 1628 elle est vendue à Louis Mercier, fermier de Ruffey, dont la famille agrandit le domaine et transforme le château. Après l'extinction des Mercier en 1683, le fief passe entre diverses mains ; à la fin du XVIIIe siècle il est vendu à Charles de Châteauneuf de Randon, marquis d'Apcher, dont le père s'est fait connaître pour avoir organisé la chasse au cours de laquelle la bête du Gévaudan aurait été tuée. Le bien du marquis est ensuite confisqué lors de la période révolutionnaire. Les armes d'Apcher sont décrites ainsi : d'or au château à trois tours de gueules, maçonné, ajouré et coulyssé de sable, la tour du milieu plus élevée et accostée de deux hallebardes d'azur. La bibliographie comprend notamment les travaux de L. Niepce, J.-L. Bailly et Rebouillat, et des notices figurent dans la base Mérimée ainsi que sur plusieurs portails consacrés aux châteaux et aux monuments historiques.