Première mention du château XVe siècle (≈ 1550)
Existence attestée sans propriétaire connu.
1590
Propriété de François-Abraham Nyod
Propriété de François-Abraham Nyod 1590 (≈ 1590)
Seigneurie acquise par Nyod.
1628
Achat par Louis Mercier
Achat par Louis Mercier 1628 (≈ 1628)
Famille Mercier agrandit le domaine.
23 avril 1947
Classement monument historique
Classement monument historique 23 avril 1947 (≈ 1947)
Façades et toitures protégées.
2007
Effondrement du pigeonnier
Effondrement du pigeonnier 2007 (≈ 2007)
Dû à l’hiver et au manque d’entretien.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures : inscription par arrêté du 23 avril 1947
Personnages clés
François-Abraham Nyod - Seigneur de Sermaizey
Propriétaire en 1590.
Louis Mercier - Acquéreur en 1628
Famille transformant le château.
Charles de Châteauneuf de Randon, marquis d’Apcher - Propriétaire fin XVIIIe
Fief confisqué à la Révolution.
Origine et histoire du Château de Sermaizey
Le château de Sermaizey, implanté à Laives en Saône-et-Loire, apparaît sur un plan du XVe siècle comme un ensemble composé d’un corps de logis et d’une tour ronde coiffée d’un toit conique. Aujourd’hui, il subsiste principalement le corps de logis occidental, marqué par une façade ouest percée d’ouvertures régulières et une tourelle d’escalier hexagonale adossée à la façade orientale. Une tour carrée demi-hors œuvre, abritant autrefois une chapelle dédiée à la Vierge, complète l’ensemble, tandis qu’un pigeonnier circulaire se dresse à proximité.
L’histoire du château remonte au moins au XVe siècle, bien que son premier propriétaire reste inconnu. En 1590, la seigneurie appartient à François-Abraham Nyod, avant d’être acquise en 1628 par Louis Mercier, dont la famille agrandit le domaine. Après l’extinction des Mercier en 1683, le fief change plusieurs fois de mains, passant notamment au marquis d’Apcher à la fin du XVIIIe siècle, avant d’être confisqué pendant la Révolution. Le pigeonnier s’effondre en 2007, victime d’un hiver rigoureux et d’un défaut d’entretien.
Architecturalement, le château mêle des éléments médiévaux (fenêtres en plein cintre, bas-reliefs religieux) et des remaniements des XVIIe et XVIIIe siècles, comme la tourelle d’escalier aux baies en accolade. Classé monument historique en 1947 pour ses façades et toitures, il reste une propriété privée non ouverte au public. Les armoiries de la famille d’Apcher, associées au château, évoquent un château à trois tours et des hallebardes, symboles de leur lignée.
Les sources historiques mentionnent également des références bibliographiques locales, comme les ouvrages de L. Niepce (1877) ou J.-L. Bailly (1907), qui documentent l’histoire du canton de Sennecey-le-Grand et de Laives. Le château illustre ainsi l’évolution d’une seigneurie bourguignonne, entre transformations architecturales et changements de propriétaires, reflétant les bouleversements politiques et sociaux de la région.