Château de Sermaizey à Laives en Saône-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Classique

Château de Sermaizey

  • Rue de Sermaisey
  • 71240 Laives
Château de Sermaizey
Château de Sermaizey
Château de Sermaizey
Château de Sermaizey
Château de Sermaizey
Château de Sermaizey
Crédit photo : Chabe01 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe siècle
Construction initiale
XVe siècle
Premières mentions du château
1590
Acquisition par Nyod
1628
Vente à Mercier
1683
Fin des Mercier
Fin du XVIIIe siècle
Acquisition par le marquis d'Apcher
23 avril 1947
Inscription monument historique
2007
Effondrement du pigeonnier
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures : inscription par arrêté du 23 avril 1947

Personnages clés

François-Abraham Nyod Propriétaire de la seigneurie en 1590.
Louis Mercier Acquiert la seigneurie en 1628 et agrandit le domaine.
Charles de Châteauneuf de Randon Marquis d'Apcher, acquiert le château à la fin du XVIIIe siècle.

Origine et histoire du Château de Sermaizey

Le manoir de Sermaisey se dresse à la lisière orientale du village de Laives, en Saône-et-Loire. Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 23 avril 1947. Un plan du XVe siècle montre un château formé d'un corps de logis et d'une grosse tour ronde coiffée d'un toit conique. Aujourd'hui subsiste le corps de logis occidental, constitué de plusieurs bâtiments alignés, dont la façade ouest, flanquée au sud d'un pavillon carré, est percée d'ouvertures régulières sur deux niveaux et d'une rangée de lucarnes à fronton éclairant les combles. Au centre de la façade orientale s'appuie une tourelle d'escalier hors œuvre à six pans irréguliers, percée de baies à linteaux en accolade dont les parties hautes ont été remaniées au XVIIe siècle. L'angle nord-est est occupé par une tour carrée à demi hors œuvre dont le second étage, encore muni d'une fenêtre en plein cintre, abritait une chapelle ; sa couverture en dôme a été remplacée par une toiture en pavillon. Les bas-reliefs qui ornaient autrefois la chapelle et représentaient des scènes de la vie de la Vierge ont été dispersés, sauf une pietà encore encastrée dans le mur de l'ancienne sacristie. Un pigeonnier circulaire se trouve à quelque distance au sud-est, au-delà des communs ; son toit s'est effondré en 2007 à la suite d'un hiver rigoureux et d'un mauvais entretien, et une restauration est prévue. Le château, propriété privée, ne se visite pas. La seigneurie est attestée dès le XVe siècle, puis appartient en 1590 à François-Abraham Nyod ; en 1628 elle est vendue à Louis Mercier, fermier de Ruffey, dont la famille agrandit le domaine et transforme le château. Après l'extinction des Mercier en 1683, le fief passe entre diverses mains ; à la fin du XVIIIe siècle il est vendu à Charles de Châteauneuf de Randon, marquis d'Apcher, dont le père s'est fait connaître pour avoir organisé la chasse au cours de laquelle la bête du Gévaudan aurait été tuée. Le bien du marquis est ensuite confisqué lors de la période révolutionnaire. Les armes d'Apcher sont décrites ainsi : d'or au château à trois tours de gueules, maçonné, ajouré et coulyssé de sable, la tour du milieu plus élevée et accostée de deux hallebardes d'azur. La bibliographie comprend notamment les travaux de L. Niepce, J.-L. Bailly et Rebouillat, et des notices figurent dans la base Mérimée ainsi que sur plusieurs portails consacrés aux châteaux et aux monuments historiques.

Liens externes