Première mention des terres 1188 (≈ 1188)
Textes citant les propriétés abbatiales.
XIIe siècle
Fondation de l'abbaye de Candeil
Fondation de l'abbaye de Candeil XIIe siècle (≈ 1250)
Origine des terres et premiers bâtiments agricoles.
1263
Construction autorisée
Construction autorisée 1263 (≈ 1263)
Bâtiments agricoles érigés sur le site.
XIVe siècle
Renforcement défensif
Renforcement défensif XIVe siècle (≈ 1450)
Ajout d’une tour et d’un bastion.
XVIe siècle
Résidence de Guillaume de Boisset
Résidence de Guillaume de Boisset XVIe siècle (≈ 1650)
Agrandissements et embellissements par l’abbé.
1731
Procès et délabrement
Procès et délabrement 1731 (≈ 1731)
Travaux de réduction des risques.
1789
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1789 (≈ 1789)
Devenu propriété privée après la Révolution.
31 décembre 1980
Classement monument historique
Classement monument historique 31 décembre 1980 (≈ 1980)
Protection des peintures et du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Guillaume de Boisset - Abbé de Candeil
Transforme le château en résidence confortable.
Origine et histoire
Le château de Serres trouve ses origines dans les terres agricoles de l'abbaye cistercienne de Notre-Dame de Candeil, fondée au XIIe siècle. Dès 1188, des textes mentionnent des terres appartenant à l'abbaye sur une colline proche, où des bâtiments agricoles sont autorisés en 1263. Une grande tour, servant de grange dîmière et de tour de guet, est construite pour stocker les récoltes et protéger les réserves contre les révoltes paysannes. La puissance temporelle des abbés les pousse à transformer ces bâtiments en maison forte, renforcée par une seconde tour et un bastion au XIVe siècle, dans un contexte marqué par les ravages des grandes compagnies pendant la guerre de Cent Ans.
Au XVe siècle, le château devient une résidence secondaire pour les abbés, mais ce rôle ne dure qu’un siècle. Pendant les guerres de Religion, bien que le village voisin de Labessière soit pris par les protestants, le château reste inviolé. L'abbé Guillaume de Boisset, au XVIe siècle, l’enrichit de fenêtres à meneaux, de cheminées et d’agrandissements, en faisant la résidence principale des abbés. Cependant, dès le XVIIe siècle, il perd son importance et redevient une exploitation agricole. En 1731, un procès révèle son état de délabrement, entraînant des travaux de réduction des risques : une tour est raccourcie, une autre démolie, et les douves comblées.
À la Révolution, le château est vendu comme bien national et transformé en ferme au XIXe siècle. Des modifications majeures y sont apportées pendant cette période. Plus tard, il est racheté par des propriétaires privés qui entreprennent de lui redonner son aspect historique. Aujourd’hui, deux tours subsistent, dont l’une abrite une chapelle ornée de peintures murales classées aux monuments historiques. Les caves voûtées, les canonnières et les traces de meurtrières rappellent son passé défensif et agricole. Le site, inscrit et classé depuis 1980, témoigne de l’évolution d’un domaine abbatial en résidence seigneuriale, puis en exploitation rurale.
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