Classement site naturel 1943 (≈ 1943)
Protection des abords.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château : inscription par arrêté du 17 février 1926
Personnages clés
Olivier de Termes - Seigneur de Termes
Cède Serviès au roi en 1260.
François Ier - Roi de France
Bénéficiaire de l'aliénation en 1525.
Chapitre Saint-Nazaire de Carcassonne - Institution religieuse
Propriétaire après 1261.
Origine et histoire du Château de Serviès-en-Val
Le château de Serviès-en-Val, situé dans le département de l'Aude en Occitanie, est un édifice dont les origines remontent au moins au XIIIe siècle. Il se compose d’un donjon de plan barlong, probablement construit entre le XIIe et le XIIIe siècle, et d’un ensemble résidentiel ajouté ultérieurement. Ce dernier, caractérisé par des éléments architecturaux comme un escalier droit, des croisées à meneaux et des plafonds à poutrelles, daterait de la première moitié du XVIIe siècle, entre 1630 et 1666. Les cheminées décorées, quant à elles, semblent postérieures à 1784, tandis que des aménagements intérieurs et extérieurs (terrasse, jardin en terrasses, gypseries) furent réalisés au XIXe siècle.
La seigneurie de Serviès est mentionnée dès 951 et appartint successivement aux comtes de Carcassonne, aux seigneurs de Termes, puis au chapitre cathédral Saint-Nazaire de Carcassonne après 1260. En 1300, un paréage fut établi entre le roi de France et le chapitre. Le domaine fut aliéné en 1525 pour financer la rançon de François Ier. Le château, inscrit aux monuments historiques en 1926, comprend des éléments défensifs médiévaux (bretèches, embrasures) et des décors intérieurs des XVIIIe et XIXe siècles, reflétant son évolution entre forteresse et résidence.
Classé parmi les sites naturels depuis 1943, le château illustre l’adaptation architecturale d’un édifice médiéval aux besoins résidentiels des époques modernes. Son histoire est marquée par des transformations successives, depuis son rôle de place forte jusqu’à son usage comme demeure aristocratique, avec des aménagements intérieurs (papiers peints, peintures) et extérieurs (jardins) typiques des XIXe siècle. La précision de sa localisation est jugée satisfaisante, et il reste un témoignage des dynamiques seigneuriales et royales en Languedoc.