Première mention de la seigneurie 1050 (≈ 1050)
Seigneurie de *Seguracium* sous Zacharie de Pouzauges.
XIIe siècle
Construction du prieuré
Construction du prieuré XIIe siècle (≈ 1250)
Prieuré saint Saturnin dans l’enceinte primitive.
Fin XVe siècle
Construction du château actuel
Construction du château actuel Fin XVe siècle (≈ 1595)
Bâti par Guyard de Sainte-Flayve, forme pentagonale.
1946
Classement partiel du donjon
Classement partiel du donjon 1946 (≈ 1946)
Protection par arrêté ministériel.
1992
Classement complet du château
Classement complet du château 1992 (≈ 1992)
Inclut fossés et gisement archéologique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Donjon : classement par arrêté du 28 janvier 1946 ; Terrains renfermant le gisement archéologique de l'ancien château tel qu'il figure au cadastre de 1824 (cad. AD 384, 385) : inscription par arrêté du 31 décembre 1987 ; Château du XVe siècle, ainsi que les anciens fossés (cad. AD 403, 404) : classement par arrêté du 24 janvier 1992
Personnages clés
Zacharie de Pouzauges - Seigneur de Sigournais
Propriétaire en 1050, vassal des vicomtes.
Guyard de Sainte-Flayve - Constructeur du château
Bâtit l’édifice actuel à la fin.
Origine et histoire du Château de Sigournais
Le château de Sigournais trouve ses origines dans une seigneurie attestée dès 1050 sous le nom de Seguracium, propriété de Zacharie de Pouzauges, vassal des vicomtes de Thouars. Au XIIe siècle, un prieuré dédié à saint Saturnin fut construit dans l’enceinte du castellum, mais des tensions avec les occupants du château conduisirent à son déplacement hors des murs. Aucune trace visible de cette forteresse primitive ne subsiste aujourd’hui, bien que des fondations enfouies aient été identifiées au nord du site actuel.
La construction du château actuel fut initiée à la fin du XVe siècle par Guyard de Sainte-Flayve. L’édifice adopte une forme quasi pentagonale, ceinturée de courtines flanquées de huit tours rondes et d’un imposant donjon-porche, combinant les fonctions de porte fortifiée et de tour maîtresse. Ce donjon, rectangulaire et encadré de deux tours rondes, était équipé de mâchicoulis, d’un pont-levis double (charretier et piétonnier), et abritait des salles dédiées à la garde, aux réceptions, et au logis seigneurial. La cour intérieure, protégée par des murailles crénelées, accueillait des dépendances comme des écuries ou des ateliers.
Classé monument historique partiellement dès 1946 (pour le donjon) puis intégralement en 1992 (incluant les fossés et le gisement archéologique), le site est aujourd’hui animé par l’association Asphodel, qui y propose depuis 2021 un atelier héraldique. Les vestiges archéologiques, datant du XIIe siècle, et les aménagements défensifs du XVe siècle témoignent de son évolution, entre fonction militaire, résidentielle et symbolique dans le paysage vendéen.
L’histoire du château reflète les dynamiques seigneuriales médiévales, marquées par des conflits d’usage entre pouvoir religieux (le prieuré) et pouvoir laïc (la forteresse). Son architecture, typique de la fin du Moyen Âge, illustre la transition entre les châteaux forts purement défensifs et les résidences aristocratiques, intégrant des éléments de confort comme les logis ou les ouvertures canonnières. La présence de fossés secs taillés dans le calcaire souligne l’adaptation aux contraintes géologiques locales.