Frise chronologique
1352
Changement de famille
Changement de famille
1352 (≈ 1352)
Passage des Chabod aux Châtillon.
1368
Mariage et transmission
Mariage et transmission
1368 (≈ 1368)
Alix de Châtillon apporte Sonnaz en dot.
1602
Réunion stratégique
Réunion stratégique
1602 (≈ 1602)
Préparation de l’Escalade de Genève.
1681
Érection en comté
Érection en comté
1681 (≈ 1681)
François-Joseph de Gerbais obtient le titre.
1792
Incendie destructeur
Incendie destructeur
1792 (≈ 1792)
Perte d’archives et de parties du château.
1860
Rénovations majeures
Rénovations majeures
1860 (≈ 1860)
Démolition du donjon et transformations.
1979
Classement partiel
Classement partiel
1979 (≈ 1979)
Inscription aux Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. B 701) : inscription par arrêté du 18 octobre 1979
Personnages clés
| Alix de Châtillon - Héritière |
Apporte Sonnaz en dot en 1368. |
| Amblard Gerbais - Époux d’Alix |
Fonde la lignée Gerbais de Sonnaz. |
| François-Joseph de Gerbais - Comte de Sonnaz |
Obtient l’érection en comté en 1681. |
Origine et histoire
Le château de Sonnaz est une ancienne demeure seigneuriale située dans la commune de Sonnaz, en Savoie (région Auvergne-Rhône-Alpes). Bien que ses origines pourraient remonter au Xe siècle, les premières mentions écrites de la seigneurie datent du XIIIe siècle. Le site conserve des éléments architecturaux des XVe, XVIe et XVIIe siècles, dont une tour ronde du XVIe siècle, une tour carrée et une grande salle historique. Propriété de la famille Gerbais de Sonnaz depuis 1368, il fut érigé en comté en 1681 pour François-Joseph de Gerbais.
En 1602, la grande salle du château accueillit une réunion préparatoire à l’Escalade de Genève, événement marquant de son histoire. Un incendie en 1792 détruisit une partie des bâtiments et des archives, suivi de rénovations majeures en 1860 qui entraînèrent la démolition du donjon, d’une tour et d’une aile. Les pierres récupérées servirent à construire des fermes et des loggias à l’italienne. Le château, autrefois entouré de douves (comblées au XIXe siècle), arbore aujourd’hui une façade à doubles arcades et des vestiges de son pont-levis.
Classé partiellement aux Monuments historiques en 1979 pour ses façades et toitures, le château reste une propriété privée fermée au public. Son état de conservation est jugé satisfaisant, malgré les transformations subies au fil des siècles. La famille Gerbais, toujours propriétaire, perpétue une lignée liée au site depuis plus de six siècles. Les sources historiques soulignent son rôle dans l’histoire locale savoyarde, entre résidence noble et lieu de stratégies politiques.
Les archives mentionnent également la perte de documents lors de l’incendie de 1792, limitant la connaissance précise de certaines périodes. Les modifications du XIXe siècle, bien que radicales, ont préservé des éléments clés comme les arcades et les traces du système défensif médiéval. Le château illustre ainsi l’évolution architecturale et sociale des demeures seigneuriales en Savoie, entre Moyen Âge et époque moderne.