Frise chronologique
1829–1835
Construction du château
Construction du château
1829–1835 (≈ 1832)
Bâti par un régiment du génie pour le maréchal Soult.
1829-1835
Construction du château
Construction du château
1829-1835 (≈ 1832)
Bâti par un régiment du génie.
1828–1845
Création du parc
Création du parc
1828–1845 (≈ 1837)
Parc à l’anglaise inspiré des batailles napoléoniennes.
1828-1845
Création du parc
Création du parc
1828-1845 (≈ 1837)
Parc conçu comme un champ de bataille.
1864
Ajout du théâtre
Ajout du théâtre
1864 (≈ 1864)
Inspiré du théâtre de Fontainebleau.
27 juin 1983
Première inscription MH
Première inscription MH
27 juin 1983 (≈ 1983)
Inscription partielle du château.
30 mai 1995
Classement du parc
Classement du parc
30 mai 1995 (≈ 1995)
Inscription aux monuments historiques.
6 novembre 1995
Classement définitif
Classement définitif
6 novembre 1995 (≈ 1995)
Classement complet du château.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Parc du château (cad. B 791 à 811, 815 à 826, 828 à 833, 836 à 840, 842, 843, 848, 849, 1150, 1152, 1154, 1156, 1158, 1160, 1162, 1164) : inscription par arrêté du 30 mai 1995. Château (cad. B 826) : classement par arrêté du 6 novembre 1995
Personnages clés
| Maréchal Soult - Propriétaire et commanditaire |
Ministre de la Guerre, natal de Saint-Amans. |
| Louise Berg - Épouse du maréchal Soult |
Origine du nom « Soult-Berg ». |
| Famille Reille - Héritiers du château |
Descendants du maréchal, acteurs politiques locaux. |
| René Reille-Soult - Propriétaire en 1864 |
Commanditaire du théâtre (monogramme R.-S). |
| Renié - Architecte présumé |
Collaborateur du maréchal à Paris. |
Origine et histoire
Le château de Soult-Berg fut édifié entre 1829 et 1835 pour le maréchal Soult, ministre de la Guerre et natif de Saint-Amans, et son épouse Louise Berg. Construit par un régiment du génie, il associe leurs noms et symbolise leur union. Le domaine, incluant un parc de 40 hectares inspiré des champs de bataille napoléoniens, fut conçu pour évoquer les victoires du Premier Empire.
Le château, de plan rectangulaire avec deux avant-corps, abrite des pièces d’apparat (bibliothèque, salons, salle à manger) et des appartements privés. Un théâtre, inspiré de celui de Fontainebleau, fut ajouté en 1864. Le mobilier d’époque, incluant gypseries et papiers peints, a été préservé. Le parc, planté d’essences rares comme le tulipier de Virginie, fut classé en 1995.
Classé monument historique en 1995 (après une inscription partielle en 1983), le château passa par héritage à la famille Reille. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il servit de lieu de réunion pour des résistants. Aujourd’hui, il témoigne de l’héritage du maréchal Soult, duc de Dalmatie et pair de France, ainsi que de l’influence de sa descendance sur la vie politique locale.
Les architectes présumés, Renié (collaborateur du maréchal à Paris) ou Perchain, restent incertains. Le domaine, initialement de 516 hectares avec fermes et briqueterie, reflétait l’ambition économique de Soult. Le parc, conçu comme une reconstitution symbolique de batailles, illustre son attachement à l’époque napoléonienne.
La chapelle, le théâtre (80 places avec décor peint) et les logements des domestiques complètent l’organisation intérieure. Le vestibule à colonnes, l’escalier mixte (pierre et bois) et les terrasses soulignent le caractère à la fois intime et représentatif du château, mêlant vie privée et mémoire militaire.