Château de Sourches à Saint-Symphorien dans la Sarthe

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style néo-classique et palladien

Château de Sourches

  • Sourches
  • 72240 Saint-Symphorien
Château de Sourches
Château de Sourches
Château de Sourches
Château de Sourches
Château de Sourches
Château de Sourches
Château de Sourches
Château de Sourches
Château de Sourches
Crédit photo : Grefeuille - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle
Château initial
XVIIe siècle
Aménagement du parc
Années 1760
Transformation néoclassique
1946-1947
Classements historiques
2015
Ouverture du Conservatoire
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures, cour d'honneur, douves, chapelle : classement par arrêté du 11 avril 1947 ; L'ensemble des intérieurs du château, en totalité, à l'exception des décors rapportés par les propriétaires actuels ; la grande terrasse du château, avec le passage voûté reliant la terrasse au sous-sol du château ; et le bâtiment des remises-écuries avec son pédiluve, figurant au cadastre section B sur les parcelles n° 146 (remises-écuries), n° 150 (château et grande terrasse) et n° 623 (pédiluve) : inscription par arrêté du 30 septembre 2022

Personnages clés

Jean-François Pradrel Architecte manceau responsable des travaux de transformation du château au XVIIIe siècle.
Gabriel de Lestrade Directeur des travaux de transformation du château au XVIIIe siècle.
Louis II du Bouchet de Sourches Propriétaire du château lors de sa transformation au XVIIIe siècle.
Jules Hardouin-Mansart Architecte paysagiste ayant dessiné la perspective du parc sous Louis XIV.
Marquise de Tourzel Propriétaire du château après la mort du marquis de Sourches, gouvernante des enfants de France.

Origine et histoire du Château de Sourches

Le château de Sourches est un édifice néoclassique situé à Saint‑Symphorien, près du Mans, dans la Sarthe. Il acquiert son aspect actuel au XVIIIe siècle : les travaux engagés à partir des années 1760 furent conduits par l'architecte manceau Jean‑François Pradrel, sous la direction de Gabriel de Lestrade, pour Louis II du Bouchet de Sourches. Construit sur l'emplacement d'un château plus ancien, le site paraît occupé depuis l'époque gallo‑romaine. Pradrel est mentionné dans le devis de 1761 en tant qu'architecte d'exécution, ce qui lui a parfois valu d'être présenté comme le concepteur alors qu'il a assuré la direction des travaux. Après la mort du marquis de Sourches, la propriété revient à la veuve de son fils aîné, la marquise de Tourzel, gouvernante des enfants de France, qui réside entre Paris et Sourches jusqu'à la Révolution puis à Abondant. La branche de Tourzel s'éteint en 1845 et le château passe alors à la maison de Pérusse des Cars. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les vastes caves voûtées, réquisitionnées par l'État, abritent de grands tableaux du musée du Louvre, des meubles du château de Versailles, la tapisserie de Bayeux et plusieurs collections privées appartenant notamment à des familles juives. En 1956, Louis Charles Marie de Pérusse des Cars met le domaine à la disposition de la société Sanders pour en faire un centre de recherches en nutrition animale ; la station laitière est créée dès 1957 et l'ensemble connaît un développement dans les années suivantes, avec une configuration atteinte vers 1965. Le domaine reste la propriété de la famille des Cars jusqu'en 1985. Dans les années 1980, il fait partie des propriétés acquises par la société japonaise Nippon Sangyoo Kabushiki Kaisha, dont la gestion négligente provoque un scandale. Achetés en 2001 par la famille de Foucaud, le château et son parc sont immédiatement ouverts au public et font l'objet d'importants travaux de restauration soutenus par l'État, la région et le département. Depuis, de nombreuses manifestations culturelles et sportives y sont organisées en permanence, parmi lesquelles la fête de la chasse le premier dimanche de juillet, des comices agricoles, des spectacles et des conférences. Un Conservatoire de la Pivoine a été aménagé aux abords du château et ouvert au public en 2015. Élevé sur une éminence, le château s'inscrit au centre d'une grande perspective du parc dessinée par Jules Hardouin‑Mansart sous Louis XIV et est précédé d'une vaste cour d'honneur entourée de douves sèches. La façade sur le jardin est sobre et harmonieuse : le corps central est coiffé d'un dôme carré et les deux ailes sont couvertes de bâtières, selon une composition comparable à celle du château du Marais. Au premier étage, l'encadrement des fenêtres présente des bossages et des pointes de diamant. Du côté de la cour d'honneur, le corps de portique originel permettait de disposer les pièces de réception du rez‑de‑chaussée en plan double, tandis que les deux étages sont traités en plan simple ; ce dispositif, réalisé dès les premiers travaux, est remarquable. La chapelle comporte une voûte plate dont on a noté l'analogie avec les voûtes de l'abbaye de la Couture au Mans, appareillées par Pradrel à la même époque, ainsi qu'une corniche architravée. À la lisière d'un pré, à gauche de la grille d'entrée sud, se remarque un petit menhir néolithique. Les façades et toitures du château, la cour d'honneur, les douves et la chapelle sont classées monuments historiques depuis un arrêté du 11 avril 1947 ; le parc et les perspectives sont classés au titre des sites depuis un arrêté du 10 avril 1946, et les intérieurs, la grande terrasse avec son passage voûté et le bâtiment des remises‑écuries ont été inscrits le 30 septembre 2022. Le château a également servi de lieu de tournage, notamment pour Francofonia d'Alexandre Sokourov tourné fin 2013 et sorti en 2015, et pour Mademoiselle de Joncquières d'Emmanuel Mouret, tourné en 2017 et sorti en 2018.

Liens externes