Frise chronologique
Fin du XIIe siècle
Construction des remparts
Construction des remparts
Fin du XIIe siècle (≈ 1295)
Enceinte elliptique et tours défensives.
1576
Reconstruction des murs
Reconstruction des murs
1576 (≈ 1576)
Par Charles de Fonsèque après guerres.
1841
Sauvetage de la façade
Sauvetage de la façade
1841 (≈ 1841)
Intervention de Prosper Mérimée pour l’église.
1856
Achat par la ville
Achat par la ville
1856 (≈ 1856)
Logis seigneurial devient mairie.
1925
Classement des remparts
Classement des remparts
1925 (≈ 1925)
Inscription comme monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Enceinte ; tour isolée ; porte Renaissance : inscription par arrêté du 27 février 1925
Personnages clés
| Charles de Fonsèque - Baron de Surgères |
Reconstruit les remparts en 1576. |
| Prosper Mérimée - Écrivain et inspecteur |
Sauve la façade de l’église en 1841. |
| Hélène de Fonsèque - Muse de Ronsard |
Tour nommée en son honneur. |
| François de La Rochefoucauld - Seigneur et constructeur |
Bâtit le logis seigneurial au XVIIIe. |
Origine et histoire
Le château de Surgères, situé sur la rive droite de la Gères en Charente-Maritime, est un ensemble castral dont les origines remontent à la fin de la période carolingienne. Il comprend aujourd’hui des édifices disparates datant du XIe au XVIIIe siècle, entourés de remparts médiévaux. L’église Notre-Dame, joyau roman saintongeais, fut sauvée de la ruine en 1841 par Prosper Mérimée et classée monument historique. Ses 23 mètres de façade ornée illustrent le style architectural de la région.
Les remparts du XVIe siècle, longs de 600 mètres et flanqués de vingt tours, furent reconstruits en 1576 par Charles de Fonsèque après les guerres de Religion, comme l’atteste une inscription latine sur le porche d’entrée. Ce dernier, équipé d’un double pont-levis et d’une porte à clous du XVIe siècle, marquait l’accès principal au château. Les douves, alimentées par la Gères, renforçaient la défense de l’enceinte elliptique, aujourd’hui inscrite depuis 1925.
À l’intérieur des murs, deux édifices classiques contrastent avec les remparts : l’ancienne intendance (XVIIe–XVIIIe siècles), devenue centre culturel, et l’ancien presbytère, transformé en pôle social au XIXe siècle. La tour Hélène, vestige du XIIe siècle, rend hommage à Hélène de Fonsèque, muse de Ronsard. Le logis seigneurial du XVIIIe siècle, aujourd’hui mairie, remplace un donjon médiéval et arbore des boiseries Renaissance.
Le parc du château, classé depuis 1828, abrite des marronniers centenaires et une roseraie contemporaine. La porte Renaissance (XVIIe siècle) et les bâtiments civils témoignent des transformations successives du site, passé des mains des familles Maingot, Clermont, et La Rochefoucauld. Le château, ouvert au public, s’inscrit dans la Route historique des trésors de Saintonge.
Les seigneurs de Surgères se sont succédé depuis le Moyen Âge, avec des familles comme les Maingot (jusqu’en 1345), les Clermont (jusqu’en 1487), ou les La Rochefoucauld (à partir de 1600). François de La Rochefoucauld fit construire l’actuel logis au XVIIIe siècle, utilisant les pierres du vieux château. Le site, propriété communale depuis 1856, mêle ainsi héritages militaire, religieux et aristocratique.