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Château de Symond en Haute-Savoie

Haute-Savoie

Château de Symond

    17 Chemin de Veyrier
    74100 Étrembières

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1304
Première attestation
XIVe siècle
Construction initiale
1743
Acquisition par les de la Fléchère
1847
Vente aux Fidèles Compagnes de Jésus
1901
Fermeture du pensionnat
2003
Réhabilitation moderne
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

François Diday - Peintre et propriétaire A vendu le château en 1847.
Louis de Portes - Ancien propriétaire (1722) Revend le château en 1743.
Pierre-Claude de la Fléchère - Comte de Veyrier (1722–?) Dernier seigneur avant abandon.
Régine Heim - Artiste verrière Auteur d’un vitrail (1981) dans l’oratoire voisin.

Origine et histoire

Le château de Symond, aussi appelé maison forte de Cymont, est attesté depuis le XIVe siècle. Situé au lieu-dit Bois Salève à Étrembières, il commandait l’accès au Pas de l’Échelle, un escalier taillé dans la roche du Salève reliant la plaine à Monnetier. En 1304, il appartient à la famille Villette, vassale des comtes de Genève, puis passe en 1565 au marquis de Cluses, Martin du Fresnoy. Acquis en 1722 par Louis de Portes, il est revendu en 1743 aux de la Fléchère, derniers seigneurs du lieu.

Au XIXe siècle, le château devient la propriété du peintre François Diday, qui le cède en 1847 aux « Fidèles Compagnes de Jésus », une congrégation religieuse transformant les lieux en pensionnat pour jeunes filles jusqu’en 1901. Pendant la Première Guerre mondiale, il est réquisitionné par la Croix-Rouge pour soigner les blessés, puis abrite un préventorium pour enfants d’anciens combattants jusqu’en 1932. La Protection mutuelle des cheminots l’acquiert en 1934, y accueillant d’abord des convalescents, puis des enfants pendant la Seconde Guerre mondiale.

Après 1945, la SNCF utilise le château comme colonie de vacances et maison de retraite jusqu’à sa fermeture en 2003 pour non-conformité aux normes de sécurité. Réhabilité en 2003, il abrite désormais des appartements de standing. Son histoire reflète les mutations sociales et économiques de la région, passant d’une fonction militaire à des usages éducatifs, sanitaires et enfin résidentiels.

Le site est indissociable du Pas de l’Échelle, sentier historique cité dès 1320, qui reliait Étrembières à Genève via Monnetier. Ce chemin, emprunté par des paysans, des écrivains comme Lamartine, et des scientifiques, symbolise les échanges transfrontaliers. Le château de Symond, par sa position stratégique, a ainsi joué un rôle clé dans les dynamiques locales, entre contrôle territorial et accueil communautaire.

Liens externes