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Château de Tassigny à Sapogne-sur-Marche dans les Ardennes

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Tassigny

  • Château de Tassigny
  • 08370 Sapogne-sur-Marche
Château de Tassigny
Château de Tassigny
Crédit photo : NEUVENS Francis - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
08370 Sapogne-sur-Marche, Château de Tassigny

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1542
Incendie du château
1627
Changement de propriétaire
1629-1631
Restauration Renaissance
1637
Prise française
1659
Traité des Pyrénées
années 1780
Modifications Louis XVI
1940
Dégâts de la Seconde Guerre mondiale
1991
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château, y compris les huit piliers sculptés avec leurs grilles, à l'extérieur (cad. A 4, 5, 12) : classement par arrêté du 30 décembre 1991

Personnages clés

Nicolas le Gouverneur - Premier seigneur connu Conseiller de Charles Quint et des Pays-Bas.
Dirk de Boetzelaer - Propriétaire et restaurateur (1627-1630) Ajoute fenêtres et portes Renaissance.
François de Mauléon - Ancien propriétaire (jusqu’en 1627) Échange le château avec Boetzelaer.
Henri-Robert Gigault de Bellefonds - Commandant militaire français Prend le château en 1637.
Eugène de Wal - Dernier seigneur de Tassigny Modifie le château années 1780.
Antoine Henriot et Claude Grimaud - Restaurateurs (XXe siècle) Sauvent le château après 1940.

Origine et histoire du Château de Tassigny

Le château de Tassigny, situé à Sapogne-sur-Marche dans les Ardennes, est un édifice du XVIe siècle, reconstruit après un incendie en 1542 lors des guerres entre François Ier et Charles Quint. Son plan rectangulaire, avec quatre tours d’angle et un logis en équerre, reflète une architecture défensive adaptée aux tensions frontalières entre la France et l’Empire germanique. La chapelle voûtée, intégrée dans la tour Est, et les aménagements Renaissance des années 1630 (fenêtres à meneaux, portes stylisées) témoignent de son évolution entre forteresse médiévale et résidence seigneuriale.

Le château succède à une forteresse médiévale détruite par les Bourguignons, dont il ne reste que les soubassements. Au XVIIe siècle, Dirk de Boetzelaer, prévôt d’Yvois, le restaure entre 1629 et 1631, y ajoutant des éléments Renaissance comme des portes ornées. En 1637, pendant la guerre de Trente Ans, le maréchal de Châtillon s’en empare pour la France, officialisé par le traité des Pyrénées (1659). Le pont-levis est remplacé au XVIIIe siècle par une chaussée empierrée, et Eugène de Wal y apporte des modifications Louis XVI (piliers à glands) avant sa vente en 1848.

Endommagé lors des deux guerres mondiales (saccage en 1914-1918, obus français en 1940), le château est sauvé par la famille Henriot-Grimaud dans les années 1980. Classé monument historique en 1991, il conserve des éléments remarquables : chapelle ogivale, cuisine, tours, escalier, et huit piliers sculptés encadrant l’entrée. Son histoire reflète les enjeux géopolitiques de la région, entre France, Espagne et Empire, ainsi que son rôle de garnison frontalière jusqu’au XVIIIe siècle.

Contrairement à une croyance répandue, la famille Lambin d’Anglemont de Tassigny n’est pas originaire de ce château, mais d’un autre lieu nommé Tassigny près de Carignan. Le site, visible depuis la route menant à l’abbaye d’Orval, illustre l’architecture militaire et seigneuriale des Ardennes, entre héritage médiéval et transformations classiques.

Liens externes

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