Château de Tauzia à Gradignan en Gironde

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style néo-classique et palladien

Château de Tauzia

  • Route de Bayonne
  • 33170 Gradignan
Château de Tauzia
Château de Tauzia
Château de Tauzia
Château de Tauzia
Château de Tauzia
Crédit photo : Hugon Christophe - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1768
Achat du fief
1788
Construction de la chartreuse
1827
Transformation en château
1940-1944
Occupation militaire
1960
Restauration du château
1965
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château de Tauzia (cad. D 141) : classement par arrêté du 27 juillet 1965

Personnages clés

Jean-Joseph de Castéra Professeur de droit et avocat au parlement de Bordeaux, acheteur du fief de Tauzia.
Jean Alary Maître-maçon ayant construit la chartreuse.
Victor Louis Architecte ayant conçu les plans de la chartreuse.
Jacob Diaz Pereyra Négociant et membre de la communauté des Juifs portugais, propriétaire du domaine.
Gustave Petersen Négociant et consul de Suède et de Norvège, transformateur de la demeure en château.
Louis-Bernard Fischer Paysagiste ayant aménagé le parc à l'anglaise.
Hubert Calvet Propriétaire ayant entrepris la restauration du château en 1960.
Marie-Amélie Calvet Épouse d'Hubert Calvet, ayant participé à la restauration du château.

Origine et histoire du Château de Tauzia

Le château de Tauzia se trouve sur la commune de Gradignan, en Gironde. On y accède par une allée de platanes centenaires, à l'extrémité d'une voie privée située à l'est de la route départementale D1010 (ancienne RN 10) dite de Bayonne, au sud de la commune. La façade sur jardin est dominée, dans sa partie centrale, par une rotonde coiffée d'une coupole à trois gorges surmontée d'une boule ; elle comporte trois portes-fenêtres avec ferronneries et une corniche supportant alternativement des vases de pierre et des balustres. De part et d'autre de la rotonde, trois portes-fenêtres sont surmontées d'une corniche ornée de guirlandes de fleurs et de fruits. Le bâtiment se prolonge par deux pavillons à un étage. Au rez-de-chaussée, une porte-fenêtre est surmontée d'un fronton circulaire dont le tympan représente un panier de fruits et des outils de jardinage, tandis que l'autre présente une nasse en osier accompagnée de filets de pêche et d'un panier de poissons. À chaque extrémité, un corps de bâtiment plus long a été ajouté du côté nord sous le Second Empire. Au bas de l'escalier se trouvent deux lions datés de 1889. Côté parc, l'édifice est élevé de deux marches et s'ouvre par un péristyle soutenu par quatre colonnes à chapiteaux composites. Typique des chartreuses bordelaises, Tauzia présente un corps de bâtiment en rez-de-chaussée interrompu en son centre par la rotonde coiffée d'une coupole et flanqué de deux pavillons à un étage. La salle à manger située dans la rotonde est ornée d'un décor de stuc sobre et raffiné et d'un parquet en mosaïque de bois. En 1768, Jean-Joseph de Castéra, professeur de droit et avocat au parlement de Bordeaux, achète le fief de Tauzia. Vers 1788, il fait construire une chartreuse par le maître-maçon Jean Alary, selon les plans de l'architecte Victor Louis. En 1784, les héritiers vendent la propriété à Jacob Diaz Pereyra, négociant membre de la communauté dite des Juifs portugais, puis le domaine est revendu en l'an XII (1803-1804) au directeur des douanes de Bordeaux. En 1827, la propriété passe à Gustave Petersen, négociant et consul de Suède et de Norvège, qui fait agrandir la demeure pour la transformer en château : il ajoute dans la cour un porche soutenu par deux paires de colonnes à chapiteaux ioniques ainsi que des ailes en retour d'équerre à étage, et dissimule la toiture en ardoise derrière des balustrades. Autour de la demeure, Gustave Petersen fait aménager un parc à l'anglaise d'environ vingt hectares par le paysagiste Louis-Bernard Fischer. Entre 1940 et 1944, le château est occupé par les armées allemandes et italiennes, puis les F.F.I. investissent le site en 1944 ; la famille retrouve une maison fortement endommagée et celle-ci reste inoccupée jusqu'en 1960, date à laquelle Hubert Calvet et son épouse Marie-Amélie entreprennent une restauration pièce par pièce. Le château est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 27 juillet 1965.

Liens externes