Première mention du domaine 1401 (≈ 1401)
Domaine cité comme prison médiévale.
1404
Mention de la tour
Mention de la tour 1404 (≈ 1404)
Preuve écrite de son existence.
1771
Date gravée sur le logis
Date gravée sur le logis 1771 (≈ 1771)
Rénovations du XVIIIe siècle.
1792-1793
Émigration des propriétaires
Émigration des propriétaires 1792-1793 (≈ 1793)
Condamnation à la démolition évitée.
1943
Première inscription MH
Première inscription MH 1943 (≈ 1943)
Protection du château.
1985
Début des restaurations
Début des restaurations 1985 (≈ 1985)
Rachat par Dominique Piéchaud.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château (cad. B 518, 519) : inscription par arrêté du 7 janvier 1943 - Le sol des deux parcelles des jardins, avec leurs murs de clôture (cad. B 516, 517) : inscription par arrêté du 28 septembre 1993 - Les communs (cad. B 998) : inscription par arrêté du 19 septembre 2007
Personnages clés
Dominique Piéchaud - Artiste-sculpteur et propriétaire
Initiateur de la restauration en 1985.
Origine et histoire du Château de Tennessus
Le château de Tennessus, aussi appelé château de Thenessue, est un édifice médiéval construit aux XIVe et XVe siècles sur la commune d’Amailloux, dans les Deux-Sèvres. Implanté en bordure de la route départementale 127, il est mentionné dès 1401 comme domaine servant de prison. Son architecture défensive, marquée par des douves et une enceinte partiellement conservée, reflète son rôle historique de forteresse locale. À la Révolution, ses propriétaires, ayant émigré en 1792-1793, voient le château condamné à la démolition par le Directoire des Deux-Sèvres, une sentence finalement non exécutée.
La restauration du château débute en 1985 sous l’impulsion de l’artiste-sculpteur bordelais Dominique Piéchaud, qui en devient propriétaire. Le site est classé Monument Historique par étapes : le château en 1943, les jardins et leurs murs en 1993, puis les communs en 2007. Le logis, datant du XVIIe siècle avec des remaniements au XVIIIe (date de 1771 gravée), s’inscrit dans une cour rectangulaire protégée par deux tours arasées. Aujourd’hui, le château allie patrimoine et tourisme, proposant des chambres d’hôtes et des visites lors des Journées du Patrimoine.
L’édifice illustre l’évolution architecturale des châteaux forts en Poitou-Charentes, passant de fonction défensive à résidentielle, puis touristique. Les douves, l’enceinte ouest et les communs organisés autour d’une cour rappellent son organisation médiévale. La mention de la tour en 1404 et les traces des XVIIe et XVIIIe siècles soulignent sa longévité, malgré les aléas révolutionnaires. Son inscription progressive aux Monuments Historiques témoigne de sa valeur patrimoniale reconnue, tandis que sa reconversion assure sa pérennité.