Frise chronologique
1439-1452
Construction initiale
Construction initiale
1439-1452 (≈ 1446)
Chantier dirigé par Bertrand de Beauvau, 13 ans.
1474
Transmission héréditaire
Transmission héréditaire
1474 (≈ 1474)
Mort de Bertrand, héritage au petit-fils.
1574-1606
Conflit et confiscation
Conflit et confiscation
1574-1606 (≈ 1590)
Meurtre d’Arsac, procès, passage aux d’Arsac.
XVIIe siècle
Travaux d’agrandissement
Travaux d’agrandissement
XVIIe siècle (≈ 1750)
Aile occidentale et pigeonnier-porche ajoutés.
1864
Restauration majeure
Restauration majeure
1864 (≈ 1864)
Écuries, destruction muraille, remodelage ailes.
1996-2024
Classements monument historique
Classements monument historique
1996-2024 (≈ 2010)
Protection progressive du château et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les bâtiments et le sol de la parcelle n° 1296, en totalité, ainsi que les deux bâtiments d'Ojam de la ferme du château, sis sur la parcelle n° 780, figurant au cadastre de la commune, section C, comme il est indiqué sur le plan joint à l'arrêté : inscription par arrêté du 2 mai 2023 ; Le château de Ternay et ses écuries, en totalité, ainsi que la parcelle n° 1296, figurant à la section C du cadastre de la commune, tel que colorié en rouge et en rose sur le plan annexé à l'arrêté, le tout situé 9 rue du Château : classement par arrêté du 17 décembre 2024
Personnages clés
| Bertrand de Beauvau - Constructeur et premier propriétaire |
Conseiller de Charles VII, commanditaire du château. |
| Claude de Beauvau - Dernier Beauvau propriétaire |
Auteur du meurtre d’Arsac en 1574. |
| Marie-Adélaïde Cantineau de Commacre - Propriétaire post-Révolution |
Rachat en 1804 après vente comme bien national. |
| Charles Marie d'Aviau de Piolant - Restaurateur du XIXe siècle |
Modernisation du château en 1864. |
| Gabriel d'Arsac - Marquis de Ternay |
Décédé en 1796, époux de Marie-Adélaïde. |
Origine et histoire
Le château de Ternay fut construit au XVe siècle par Bertrand de Beauvau, premier vassal du roi Charles VII, à partir de 1439. Le chantier, qui dura treize ans, inclut la venue d’artistes vénitiens pour sculpter les décors de la chapelle. À la mort de Bertrand en 1474, le château passa à son petit-fils, ses fils étant décédés avant lui. Ce monument reflète ainsi l’influence artistique italienne et l’importance des réseaux vassaliques sous Charles VII.
En 1574, un conflit religieux opposa Claude de Beauvau, protestant, à son voisin catholique Jacques d'Arsac, aboutissant au meurtre de ce dernier. Après 24 ans de procès, la veuve d’Arsac obtint en 1606 la confiscation du château, qui devint propriété des d’Arsac. Cette période illustre les tensions des guerres de Religion et leurs conséquences juridiques sur les biens nobles.
Au XVIIe siècle, les d’Arsac entreprirent des travaux majeurs, ajoutant un corps de bâtiment à combles mansardés. Le château, vendu comme bien national en 1792, fut racheté en 1804 par Marie-Adélaïde Cantineau de Commacre, veuve du marquis Gabriel d’Arsac. Ces changements de propriété reflètent les bouleversements de la Révolution française et la restitution post-napoléonienne.
En 1864, Charles Marie d'Aviau de Piolant modernisa le château : écuries construites, muraille détruite, et ailes remodelées. Ces transformations, typiques du XIXe siècle, visaient à adapter le château aux modes de vie aristocratiques de l’époque. Le site conserve aujourd’hui des éléments des XVe, XVIIe et XIXe siècles, témoignant de son évolution architecturale.
Classé monument historique en 1996 pour son aile orientale (donjon, tour, chapelle) et ses cuisines, le château fut entièrement classé en décembre 2024, incluant écuries et parcelles adjacentes. Ces protections successives soulignent sa valeur patrimoniale, alliant héritage médiéval, Renaissance et restaurations modernes. Actuellement propriété de la famille d'Aviau de Ternay, il abrite des chambres d’hôtes et un gîte rural.
Deux tapisseries d’Aubusson du XVIIe siècle et un salon conservant son décor de 1880 (boiseries, plafond à caissons) rappellent le faste passé. Ces éléments, associés aux portraits familiaux, offrent un aperçu de la vie aristocratique à travers les siècles, tout en ancrant le château dans l’histoire locale et nationale.