Premières traces architecturales XIIIe siècle (≈ 1350)
Muraille, meurtrières et torchis datés.
1400
Première mention d'habitation seigneuriale
Première mention d'habitation seigneuriale 1400 (≈ 1400)
Existence attestée sans description précise.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Information non disponible - Aucun nom cité dans les sources
Archives insuffisantes pour identifier des acteurs.
Origine et histoire
Le château de Thil se dresse sur la commune de Poil, dans le département de la Nièvre, en Bourgogne-Franche-Comté. Bâti à proximité d’une ancienne voie protohistorique, il domine un col stratégique entre le mont Dône et le bois de Manizot, marquant le passage entre Bourgogne et Nivernais. La carte de Cassini le signale comme un château proche d’une route royale, soulignant son importance historique dans les échanges régionaux.
Les vestiges actuels révèlent une origine médiévale, avec des éléments architecturaux datables du XIIIe siècle, comme des meurtrières, des pièces voûtées et des parois en torchis. Bien que le logis actuel, restauré, ne représente qu’une partie de l’édifice d’origine, la cour en terrasse et les caves imposantes témoignent de son ancien rôle défensif et seigneurial. Une chapelle, aujourd’hui disparue, était autrefois associée au château, bénéficiant du privilège de célébrer une seconde messe le jour de Noël.
L’histoire du château reste partiellement énigmatique. La première mention d’une seigneurie sur le site remonte au XIIIe siècle, tandis qu’une habitation seigneuriale est attestée en 1400, sans précision sur sa forme initiale. Les traces architecturales suggèrent une occupation continue, mais les archives manquent pour retracer son évolution détaillée. Le site illustre ainsi les défis de la préservation d’un patrimoine médiéval fragmentaire, marqué par des transformations successives.
Le château s’inscrit dans un paysage historique plus large, lié aux « foires du Beuvray » et aux axes de communication anciens. Son emplacement, entre deux régions, en faisait probablement un point de contrôle ou de repos pour les voyageurs et marchands. Aujourd’hui, ses ruines et son logis restauré offrent un aperçu de l’architecture militaire et seigneuriale bourguignonne, bien que partiellement effacée par le temps.