Construction du donjon vers 1360 (≈ 1360)
Commandé par le cardinal de Colombier.
XVe siècle
Tour ronde et oubliettes
Tour ronde et oubliettes XVe siècle (≈ 1550)
Ajout d’une tour défensive.
début XVIe siècle
Troisième tour et logis
Troisième tour et logis début XVIe siècle (≈ 1604)
Extensions Renaissance.
1950
Inscription MH
Inscription MH 1950 (≈ 1950)
Protection des vestiges.
1964
Restauration
Restauration 1964 (≈ 1964)
Rachat et réhabilitation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vieux château (restes) : inscription par arrêté du 28 décembre 1950
Personnages clés
Cardinal de Colombier - Seigneur et commanditaire
Bâtisseur du donjon vers 1360.
Philippe Deyldi (Deydier) - Propriétaire et chanteur
Occupant post-restauration (XXe siècle).
Origine et histoire du Château de Thorrenc
Le château de Thorrenc, situé dans le département de l’Ardèche en Auvergne-Rhône-Alpes, se dresse sur un promontoire rocheux appelé Thor, à proximité d’un ancien chemin muletier reliant le Velay et le Forez. Ce site stratégique, mentionné dès 1025 comme siège d’une baronnie, se compose de trois tours distinctes : un donjon rectangulaire du XIVe siècle (vers 1360), une tour ronde du XVe siècle dotée d’oubliettes, et une troisième tour datée du début du XVIe siècle. Des bâtiments Renaissance, adossés au donjon, ainsi qu’une extension des XVIIe ou XVIIIe siècles complètent l’ensemble, reflétant des phases successives de construction et d’adaptation.
Le château doit son origine au cardinal de Colombier, seigneur du lieu au XIVe siècle, qui aurait commandité le donjon. Après la Révolution, il passe entre les mains de familles annonéennes (Desfrançais de l’Olme, Bechetoille, Marthoret), puis est habité jusqu’au milieu du XIXe siècle avant d’être abandonné sous la végétation. Inscrit aux monuments historiques en 1950, il est restauré après 1964 et occupé notamment par le chanteur d’opéra Philippe Deyldi (Deydier) jusqu’à sa revente en 2001. Son histoire mêle ainsi héritage médiéval, déclin post-révolutionnaire et renaissance patrimoniale.
Architecturalement, le château illustre les transitions entre défense féodale et confort Renaissance. Le donjon, aux ouvertures étroites et à l’accès surélevé, contraste avec les meurtrières horizontales de la tour ronde et les aménagements ultérieurs. Les oubliettes et les planchers disparus du donjon rappellent son usage initial, tandis que les corps de logis témoignent d’une adaptation aux modes de vie des époques modernes. La localisation sur un axe historique et la présence de vestiges protégés en font un témoin clé du patrimoine vivarais.
Les sources écrites, comme les travaux d’E. Nicod (1893), soulignent son rôle dans les dynamiques locales, depuis la seigneurie médiévale jusqu’à son inscription au titre des monuments historiques. La base Mérimée et les archives départementales complètent ces données, confirmant son adresse précise (5018 Le Château, 07340 Thorrenc) et son statut de propriété privée, partiellement ouverte à la visite selon les périodes.