Frise chronologique
vers 1070
Première mention
Première mention
vers 1070 (≈ 1070)
Yves de Thubœuf cité comme seigneur.
1542
Déclaration féodale
Déclaration féodale
1542 (≈ 1542)
Inventaire détaillé du domaine et droits.
1683
Reconstruction du logis
Reconstruction du logis
1683 (≈ 1683)
Renée de Chantepie fait bâtir nouveau manoir.
1745
Vente aux Moraine de la Motte
Vente aux Moraine de la Motte
1745 (≈ 1745)
Licitation pour 23 000 livres.
1868
Décès de Charles-Antoine de Préaulx
Décès de Charles-Antoine de Préaulx
1868 (≈ 1868)
Dernier seigneur notable in situ.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Yves de Thubœuf - Seigneur fondateur (vers 1070) |
Première mention du fief. |
| Renée de Chantepie - Commanditaire (1683) |
Fait reconstruire le logis actuel. |
| Charles-Antoine de Préaulx - Dernier seigneur (1788–1868) |
Maire 56 ans, mort au château. |
| Pierre Levrot - Maître-maçon (1683) |
Construisit le nouveau logis. |
| Jacques de Quatrebarbes - Seigneur (début XVIe) |
Acquiert le fief en 1516. |
Origine et histoire
Le château de Thubœuf, situé à Nuillé-sur-Vicoin en Mayenne, est mentionné dès ~1070 sous le nom d’Y. de Tuobove. Ce fief, dépendant de Montchevrier, imposait 15 jours de garde à la porte Belotoiseau de Laval. Le logis actuel, décrit comme sans style par l'abbé Angot, remplace une vieille maison seigneuriale citée en 1565, entourée de moulins, de courtilleries (comme Marthebize ou la Moulnerie), et de droits de chasse étendus. Les archives évoquent des murs lézardés et une structure modeste : cuisine, salle, deux chambres et grenier.
La seigneurie changea fréquemment de mains. La famille de Thubœuf (XIe–XIVe siècles) céda la place aux Quatrebarbes (XVe–XVIe), puis aux Cazet et Chantepie. En 1683, Renée de Chantepie fit reconstruire le logis par Pierre Levrot, maître-maçon de Laval, utilisant des pierres du château de Montjean. Le domaine, estimé à 23 000 livres en 1745, passa aux Préaulx au XVIIIe siècle. Charles-Antoine de Préaulx, maire de Nuillé-sur-Vicoin pendant 56 ans, y mourut en 1868.
Les déclarations féodales de 1542 détaillent un domaine agricole complet : métairie, pressoir, moulins sur le Vicoin et la Mayenne, ainsi que des droits seigneuriaux étendus (chasse, pêche, féages). Le fief, décrit comme pauvre et infertile en 1565, relevait de Montchevrier. Les archives mentionnent aussi des conflits avec les Laval ou les Hospitaliers, reflétant les tensions locales. La dernière mention notable date de 1782, quand le comte de Préaulx offrit la maison du concierge à sa nourrice.
Les sources proviennent principalement du Dictionnaire historique de la Mayenne (Angot, 1900–1910), des archives départementales, et du chartrier de la Rongère. Le site, aujourd’hui disparu ou transformé, illustre l’évolution des manoirs mayennais, entre déclin féodal et adaptations économiques (moulins, métairies).