Première mention écrite 1275 (≈ 1275)
Le château appartient à Sicard Alaman, homme de confiance du comte Raymond.
1290
Achat par le sénéchal
Achat par le sénéchal 1290 (≈ 1290)
Le sénéchal de Toulouse achète la forteresse pour le roi de France.
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification du château contrôlant une route stratégique entre Toulouse et Rodez.
1380-1385
Occupation anglaise
Occupation anglaise 1380-1385 (≈ 1383)
Le château est pris par le bâtard de Mauléon pendant la guerre de Cent Ans.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Thuriès (restes du) : inscription par arrêté du 18 juin 1927
Personnages clés
Sicard Alaman
Propriétaire du château en 1275, puissant personnage du comté de Toulouse.
Bâtard de Mauléon
Routier au service des Anglais qui occupa le château pendant la guerre de Cent Ans.
Richelieu
Ordonna le démantèlement définitif du château.
Origine et histoire du Château de Thuriès
Le château de Thuriès, ancien château situé à Pampelonne, est inscrit aux monuments historiques depuis le 30 août 1927. Les ruines occupent un pic dominant un méandre du Viaur, rivière qui sépare les départements du Tarn et de l'Aveyron ; un côté très à pic rend le site facile à défendre. La construction remonte au XIIIe siècle et contrôlait une route importante reliant Toulouse à Rodez et Lyon, position stratégique renforcée pendant la guerre de Cent Ans, quand l'Albigeois dépendait de la couronne de France et le Rouergue de celle d'Angleterre. La plus ancienne mention écrite date de 1275, lorsque la forteresse appartenait à Sicard Alaman, puissant personnage du comté de Toulouse et homme de confiance du comte Raymond, puis régent jusqu'à la majorité de Jeanne de Toulouse. En 1290, le sénéchal de Toulouse acheta la forteresse aux Alaman pour le compte du roi de France et ordonna la création d'une bastide nommée Pampelonne, en souvenir de Pampelune, ville d'Espagne qu'il avait gouvernée. Pendant la guerre de Cent Ans, le routier appelé le « bâtard de Mauléon », au service des Anglais, prit le château par ruse et l'occupa comme base entre 1380 et 1385 ; il le rendit ensuite contre rançon. Par la suite, les sources ne mentionnent qu'un château en mauvais état ; sa ruine devient définitive lorsque Richelieu ordonne son démantèlement. Il ne subsiste aujourd'hui que des caves voûtées en berceau et une tour mi-cylindrique à éperons, qui était sans doute le donjon ; l'entrée se faisait par une ouverture cintrée en capucine et les étages de la tour n'étaient pas voûtés. Pour en savoir plus, on peut consulter des notices et ressources en ligne comme la base Mérimée ainsi que les portails consacrés aux châteaux de France, au Tarn, aux monuments historiques français et au Moyen Âge central ; des articles connexes traitent de l'histoire du Tarn, de la liste des monuments historiques du Tarn et de la commune de Pampelonne.