Frise chronologique
Fin XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
Fin XVe siècle (≈ 1595)
Fenêtres comble et escalier à vis conservés.
XVIIIe siècle
Acquisition par Lavoisier
Acquisition par Lavoisier
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Laboratoire installé dans la tour-pigeonnier.
1982
Classement partiel
Classement partiel
1982 (≈ 1982)
Cheminée et tour-pigeonnier protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cheminée située au rez-de-chaussée du château ; façades et toitures de la tour-pigeonnier (cad. B 262) : inscription par arrêté du 4 octobre 1982
Personnages clés
| Antoine Lavoisier - Chimiste et propriétaire |
Y mena expériences (séchage tabac). |
Origine et histoire
Le château de Toisy, situé à La Chapelle-Vendômoise dans le Loir-et-Cher, est un monument dont les origines remontent à la fin du XVe siècle, bien que ses transformations majeures datent des XVIe et XVIIIe siècles. À l’extérieur, seules les fenêtres de l’étage de comble témoignent encore de la structure primitive, tandis qu’à l’intérieur, un escalier à vis, aujourd’hui noyé dans la maçonnerie, subsiste comme vestige de cette époque. L’édifice, initialement entouré d’un système défensif complet avec tours d’angle, conserve aujourd’hui une imposante tour couronnée de mâchicoulis, d’archères et de créneaux, transformée en pigeonnier à la fin du Moyen Âge avec plus de 2000 nichoirs en brique.
Au XVIIIe siècle, le château fut acquis par le célèbre chimiste Antoine Lavoisier, qui y installa un laboratoire dans la tour-pigeonnier après avoir fait plâtrer les cases inférieures sur deux mètres de hauteur. Lavoisier y mena des expériences, notamment sur le séchage du tabac, réaménageant partiellement les lieux pour ses besoins scientifiques. Les douves, à l’ouest, furent également retravaillées à cette période, bien que leur tracé originel suggère une vocation défensive plus ancienne. L’ensemble subit enfin des remaniements au XIXe siècle, altérant partiellement son aspect médiéval.
Les protections actuelles concernent principalement la cheminée du rez-de-chaussée et les façades/toitures de la tour-pigeonnier, classées depuis 1982. Le site, bien que partiellement modifié, offre un exemple remarquable d’adaptation d’un château fort en résidence seigneuriale, puis en lieu d’expérimentation scientifique, reflétant les évolutions architecturales et fonctionnelles sur plusieurs siècles.