Construction du donjon XIe-XIIe siècles (≈ 1250)
Tour de guet en parallélogramme, occupation romaine probable.
1540
Cession des droits royaux
Cession des droits royaux 1540 (≈ 1540)
Bermond de la Jonquière acquiert les droits sur Tornac.
1549-1566
Construction du château Renaissance
Construction du château Renaissance 1549-1566 (≈ 1558)
Ajouts autour du donjon médiéval par Bermond de la Jonquière.
1792
Incendie et abandon
Incendie et abandon 1792 (≈ 1792)
Château brûlé pendant la Révolution française.
5 décembre 1984
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 5 décembre 1984 (≈ 1984)
Protection des ruines du château et du donjon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (ruines) (cad. AP 113 à 116) : inscription par arrêté du 5 décembre 1984
Personnages clés
Bermond de la Jonquière - Bourgeois d'Anduze et seigneur de Tornac
Acheta la tour en 1540, construisit le château.
Origine et histoire du Château de Tornac
Le château de Tornac, situé dans le département du Gard, se distingue par son donjon carré typique du bas Languedoc des XIe et XIIe siècles. De plan parallélogramme et percé de rares ouvertures, cette tour était probablement édifiée sur un site déjà occupé à l’époque romaine. Destinée au guet et à la transmission de signaux, elle portait initialement le nom de Sandeiren ou Sandeyren, altéré en Saint-Deyran aux XVe et XVIe siècles avant d’adopter celui du village de Tornac à la fin du XVIIe siècle. La terre était alors en paréage entre le roi de France et le prieur du Monastier, un partage remontant aux guerres albigeoises.
En 1540, les droits royaux sur Tornac furent cédés à Bermond de la Jonquière, bourgeois d’Anduze. Ce dernier acquit la tour de Sandeiran entre 1549 et 1566 pour y construire un château, organisant les nouvelles structures autour du donjon médiéval. La tour, érigée sur un roc taillé, conserve une porte voûtée en berceau surélevée d’un mètre. Le site fut cependant incendié en 1792 pendant la Révolution, puis abandonné et vendu comme bien national par morceaux. Les ruines, aujourd’hui propriété privée, furent inscrites aux monuments historiques le 5 décembre 1984.
L’architecture du château reflète ses phases successives : le donjon roman, austère et fonctionnel, contraste avec les ajouts Renaissance commandités par Bermond de la Jonquière. La base rocheuse taillée et l’isolement du site soulignent son rôle défensif et stratégique, tandis que son histoire mouvementée — du paréage médiéval à la destruction révolutionnaire — illustre les bouleversements politiques du Languedoc. Les vestiges actuels, bien que fragmentaires, témoignent de cette double identité, entre forteresse médiévale et résidence seigneuriale de la Renaissance.