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Château de Tornac dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Tornac

    Mas Neuf30140 Tornac
Propriété privée ; propriété d'une association ; propriété de la commune
Château de Tornac
Château de Tornac
Château de Tornac
Château de Tornac
Château de Tornac
Château de Tornac
Château de Tornac
Crédit photo : Liliane DELATTRE - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe-XIIe siècles
Construction du donjon
1540
Cession des droits royaux
1549-1566
Construction du château Renaissance
1792
Incendie et abandon
5 décembre 1984
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (ruines) (cad. AP 113 à 116) : inscription par arrêté du 5 décembre 1984

Personnages clés

Bermond de la Jonquière - Bourgeois d'Anduze et seigneur de Tornac Acheta la tour en 1540, construisit le château.

Origine et histoire du Château de Tornac

Le château de Tornac, situé dans le département du Gard, se distingue par son donjon carré typique du bas Languedoc des XIe et XIIe siècles. De plan parallélogramme et percé de rares ouvertures, cette tour était probablement édifiée sur un site déjà occupé à l’époque romaine. Destinée au guet et à la transmission de signaux, elle portait initialement le nom de Sandeiren ou Sandeyren, altéré en Saint-Deyran aux XVe et XVIe siècles avant d’adopter celui du village de Tornac à la fin du XVIIe siècle. La terre était alors en paréage entre le roi de France et le prieur du Monastier, un partage remontant aux guerres albigeoises.

En 1540, les droits royaux sur Tornac furent cédés à Bermond de la Jonquière, bourgeois d’Anduze. Ce dernier acquit la tour de Sandeiran entre 1549 et 1566 pour y construire un château, organisant les nouvelles structures autour du donjon médiéval. La tour, érigée sur un roc taillé, conserve une porte voûtée en berceau surélevée d’un mètre. Le site fut cependant incendié en 1792 pendant la Révolution, puis abandonné et vendu comme bien national par morceaux. Les ruines, aujourd’hui propriété privée, furent inscrites aux monuments historiques le 5 décembre 1984.

L’architecture du château reflète ses phases successives : le donjon roman, austère et fonctionnel, contraste avec les ajouts Renaissance commandités par Bermond de la Jonquière. La base rocheuse taillée et l’isolement du site soulignent son rôle défensif et stratégique, tandis que son histoire mouvementée — du paréage médiéval à la destruction révolutionnaire — illustre les bouleversements politiques du Languedoc. Les vestiges actuels, bien que fragmentaires, témoignent de cette double identité, entre forteresse médiévale et résidence seigneuriale de la Renaissance.

Liens externes

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