Première mention d'un seigneur 1268 (≈ 1268)
Seigneur de Torsiac attesté pour la première fois.
XIVe siècle
Construction du donjon
Construction du donjon XIVe siècle (≈ 1450)
Donjon rectangulaire érigé, base du château.
XVIIe siècle
Construction du corps de logis
Construction du corps de logis XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajout d’un logis flanqué de trois tours rondes.
1853-1902
Transformations majeures
Transformations majeures 1853-1902 (≈ 1878)
Restauration romantique par l’architecte Poinson.
7 février 1994
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 7 février 1994 (≈ 1994)
Protection du donjon et de ses éléments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Donjon, y compris sa chemise nord, ses escaliers en vis et ses salles voûtées (cad. ZD 27) : inscription par arrêté du 7 février 1994
Personnages clés
Seigneur de Torsiac (1268) - Premier seigneur attesté
Mentionné dans les archives médiévales.
Architecte Poinson - Responsable des transformations
Dirigea les travaux du XIXe siècle.
Origine et histoire du Château de Torsiac
Le château de Torsiac, situé dans le département de la Haute-Loire en Auvergne-Rhône-Alpes, trouve ses origines au XIVe siècle avec la construction d’un donjon rectangulaire. Ce dernier, doté d’un étage de soubassement, d’un rez-de-chaussée surélevé et d’un étage carré voûté en berceau, fut modifié au XVe siècle par l’ajout d’une tourelle d’escalier en encorbellement, de latrines, d’une cheminée et de fenêtres à croisillons. Un corps de logis flanqué de trois tours rondes, datant probablement du XVIIe siècle, compléta l’ensemble architectural.
Au XIXe siècle, le château subit des transformations radicales sous la direction de l’architecte clermontois Poinson. Une imposante tour ronde fut ajoutée à l’angle ouest du logis, les toitures furent refaites, et le donjon fut orné de mâchicoulis et de créneaux fantaisistes. Ces travaux, menés entre 1853 et 1902, soudèrent le corps de logis au donjon et surélevèrent les tours d’un niveau, altérant profondément son apparence médiévale. Le château devint alors un symbole architectural de la vallée de l’Alagnon.
Le donjon, seul élément classé, fut inscrit aux monuments historiques par arrêté du 7 février 1994. Il conserve des caractéristiques défensives originales, comme sa chemise nord et ses escaliers en vis. Les dépendances, partiellement disparues (comme un colombier et un bâtiment sud), furent en partie remplacées par des constructions agricoles au nord. Le site illustre l’évolution des châteaux forts, passant d’une fonction défensive à une résidence aristocratique remaniée selon les goûts romantiques du XIXe siècle.