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Château de Tostat dans les Hautes-Pyrénées

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Tostat

    5 Place de l'Église65140 Tostat
Propriété privée
Crédit photo : FAP - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1700
1800
1900
2000
1305
Construction du premier château
1770-1785
Construction du château actuel
1789
Interruption des travaux
1800
Reprise des travaux
1987-1988
Protection monument historique
29 février 2020
Incendie dans les dépendances
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Pièces en enfilade donnant en façade, au rez-de-chaussée et au premier étage, avec leur décor de stucs et de boiseries ; cage d'escalier (cad. D 335) : inscription par arrêté du 6 novembre 1987 ; Façades et toitures ; vestiges de l'ancien logis du 16s subsistant en arrière ; douves (cad. D 335) : classement par arrêté du 5 décembre 1988

Personnages clés

Raymond de Bazillac - Seigneur et fondateur Initiateur du premier château en 1305.
Marquis de Bazillac (XVIIIe siècle) - Commanditaire du château actuel Fait construire l’édifice entre 1770 et 1785.
Général Rivière d'Arc - Propriétaire au XXe siècle Acquiert le domaine pour un élevage équin.

Origine et histoire du Château de Tostat

Le château de Tostat, situé dans les Hautes-Pyrénées, trouve ses origines au XIVe siècle avec la construction d’un premier logis par Raymond de Bazillac, proche de Philippe IV Le Bel. Ce château médiéval, entouré de douves et construit en briques et pierres, subit plusieurs remaniements aux XVe et XVIe siècles. Il fait alors partie de la baronnie, puis du marquisat de Bazillac, avant d’être abandonné à la fin du XVIIe siècle lorsque la famille s’installe à Paris et Versailles. Le domaine, laissé à l’abandon, menace ruine vers 1760.

Au 3e quart du XVIIIe siècle, un marquis de Bazillac décide de raser l’ancienne demeure, conservant seulement les douves et une partie des murailles ouest. Entre 1770 et 1785, il fait ériger le château actuel, un édifice classique à quatre niveaux, avec un avant-corps central et des ailes symétriques. La Révolution française interrompt les finitions intérieures, contraignant la famille à fuir. Après 1800, le marquis achève les travaux, à l’exception du fronton extérieur, et décore somptueusement les intérieurs avec gypseries, stucs et boiseries sculptées, typiques du XVIIIe siècle.

Au XIXe siècle, la famille de Bazillac, en difficulté financière malgré des alliances matrimoniales, vend progressivement ses terres et meubles. Au début du XXe siècle, le général Rivière d'Arc acquiert le domaine réduit à 320 hectares pour y établir un élevage de chevaux destinés à la cavalerie de Tarbes. Aujourd’hui, le château, toujours propriété de la famille Rivière d'Arc, conserve des vestiges médiévaux comme les douves et une échauguette. Il est protégé au titre des monuments historiques depuis 1987 pour ses intérieurs et depuis 1988 pour ses façades et vestiges.

L’architecture du château allie un corps de logis rectangulaire, un fronton curviligne inachevé et des éléments défensifs hérités du Moyen Âge. Les décors intérieurs, caractéristiques de la seconde moitié du XVIIIe siècle, incluent des enfilades de pièces ornées de stucs et boiseries. Bien que propriété privée, le château ouvre exceptionnellement ses portes lors des Journées européennes du patrimoine. Un incendie en 2020 a endommagé une partie des dépendances, causant le décès d’un homme.

Liens externes

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