Origines médiévales XIVe siècle (≈ 1450)
Construction initiale comme demeure seigneuriale.
1794
Échappe aux colonnes infernales
Échappe aux colonnes infernales 1794 (≈ 1794)
Préservé lors de la répression vendéenne.
XIXe siècle
Restauration et décors
Restauration et décors XIXe siècle (≈ 1865)
Travaux d'Alexandre Marcel après la Révolution.
6 juillet 1995
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 6 juillet 1995 (≈ 1995)
Protection des façades et intérieurs remarquables.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château et des communs ; terrasse avec son escalier monumental ; pièces suivantes du rez-de-chaussée : grand escalier d'honneur de l'aile ouest, pièces de réception du corps principal (la grande salle à manger, la salle de billard, le grand salon, le petit salon) , le vestibule de l'aile est ; chambres du premier étage avec leurs décors, dans le corps principal (chambres 102 à 107 comprise) et les deux chambres de l'aile ouest (cad. AK 595 à 597) : inscription par arrêté du 6 juillet 1995
Personnages clés
Alexandre Marcel - Architecte
Conçoit les décors fin XIXe siècle.
Jules Hardouin-Mansart - Architecte attribué
Maître d’œuvre potentiel du château.
Origine et histoire du Château de Touvois
Le château de Touvois, situé à Maulévrier en Maine-et-Loire, trouve ses origines au XIVe siècle comme demeure seigneuriale. Il présente une architecture mêlant influences médiévales et renaissantes, avec des éléments comme un escalier hélicoïdal en granit, des fenêtres à meneaux et des tourelles. Son isolement géographique lui permit d’échapper aux destructions des colonnes infernales de 1794, envoyées pour réprimer l’insurrection vendéenne. Aujourd’hui encore propriété privée, il se visite partiellement en été, révélant des boiseries, des tapisseries et des décors du XIXe siècle.
Au XVIIe siècle, le château fut profondément remanié, puis restauré au XIXe siècle après les dégâts révolutionnaires. L’architecte Alexandre Marcel y ajouta des décors intérieurs de style fin XIXe, tandis que Jules Hardouin-Mansart est également cité comme maître d’œuvre. Le domaine inclut un jardin d’inspiration japonaise, rare pour l’époque. Classé Monument Historique en 1995, il protège ses façades, toitures, terrasses, escaliers et pièces réceptives, ainsi que des chambres à décors préservés.
Le château illustre l’évolution des demeures aristocratiques en Anjou, passant d’une forteresse médiévale à une résidence de plaisance. Son histoire reflète les bouleversements politiques (Révolution, Vendée) et les tendances artistiques (renaissance, éclectisme du XIXe). Les éléments protégés, comme le grand salon ou l’escalier d’honneur, témoignent de son prestige passé. La notice Mérimée et son inscription officielle soulignent sa valeur patrimoniale, entre héritage local et influence nationale.