Frise chronologique
XIe siècle
Construction possible
Construction possible
XIe siècle (≈ 1150)
Origine présumée du donjon selon le mode de construction.
XIIe siècle
Première mention attestée
Première mention attestée
XIIe siècle (≈ 1250)
Château cité dans les sources historiques.
1706
Remplacement des palissades
Remplacement des palissades
1706 (≈ 1706)
Murailles avec canonnières érigées en basse-cour.
XVIIe-XVIIIe siècles
Reconstruction de l'enceinte
Reconstruction de l'enceinte
XVIIe-XVIIIe siècles (≈ 1850)
Murs et canonnières ajoutés pour moderniser la défense.
11 juin 1980
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
11 juin 1980 (≈ 1980)
Protection officielle des ruines du château.
1990
Restauration des vestiges
Restauration des vestiges
1990 (≈ 1990)
Travaux sur le donjon et l'enceinte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (ruines) (cad. A 161) : inscription par arrêté du 11 juin 1980
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage historique cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur spécifique lié au château. |
Origine et histoire
Le château de Tramezaygues est un édifice médiéval situé dans les Hautes-Pyrénées, en Occitanie, sur un éperon rocheux au confluent de la Neste d'Aure et du Rioumajou. Sa construction, bien que citée dès le XIIe siècle, pourrait remonter au XIe siècle. Il servait de poste de surveillance frontalière, communiquant avec d'autres tours de guet par des signaux lumineux. Son rôle militaire déclina après la Révolution, bien qu'il ait aussi fonctionné comme prison et poste de douane au XVIIe siècle.
Architecturalement, le château se composait à l'origine d'un donjon quadrangulaire à trois niveaux, avec un rez-de-chaussée aveugle et un étage sommital probablement crénelé. La défense était renforcée par des ravins naturels et des murs d'enceinte, partiellement reconstruits aux XVIIe et XVIIIe siècles. La basse-cour, initialement protégée par des palissades en bois, fut dotée de murailles avec canonnières en 1706. Les ruines, inscrites aux monuments historiques en 1980, ont été restaurées en 1990.
Le site, aujourd'hui propriété de la commune, conserve des vestiges significatifs comme le donjon carré et des pans de murs. Il témoigne de l'importance stratégique des Pyrénées dans la défense du territoire, notamment contre les incursions venues d'Aragon. Son abandon progressif après 1808 marque la fin de son utilité militaire, bien que son histoire reflète les tensions frontalières de la région pendant des siècles.
Les sources disponibles, incluant Wikipedia et Monumentum, soulignent son rôle dans la fermeture des débouchés d'Aragnonet et de Rioumajon. Le château illustre l'évolution des fortifications médiévales, passant d'une tour de guet isolée à un ensemble défensif plus complexe, adapté aux besoins militaires des XVIIe et XVIIIe siècles.