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Château de Trégranteur à Guégon dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Classique

Château de Trégranteur

    Trégranteur
    56120 Guégon
Propriété d'une société privée
Château de Trégranteur
Château de Trégranteur
Château de Trégranteur
Château de Trégranteur
Château de Trégranteur
Château de Trégranteur
Crédit photo : Martin Selway - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1204
Première mention de la seigneurie
1544
Changement de famille
1571
Nouveaux propriétaires
1750
Construction du château actuel
19 mars 1943
Classement de la grille
11 avril 1947
Inscription du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La grille d'entrée du parc (cad. YD 112) : classement par arrêté du 19 mars 1943 ; Château et son parc (cad. YD 112) : inscription par arrêté du 11 avril 1947

Personnages clés

René-Jean Bonin - Conseiller au parlement de Bretagne Commanditaire du château en 1750.
Hippolyte de Brilhac - Architecte du château Prêtre amateur d’architecture, auteur des plans.
Eustache Roussin - Artisan ferronnier Auteur de la grille d’entrée classée.
André Forestier - Ingénieur et architecte A proposé un premier projet non retenu.

Origine et histoire

Le château de Trégranteur, situé dans le Morbihan à Guégon, est construit vers 1750 par l’architecte Hippolyte de Brilhac pour René-Jean Bonin, conseiller au parlement de Bretagne. Ce dernier, issu d’une famille propriétaire des lieux depuis 1660, fait ériger un édifice de style Louis XIV, moins courant à cette époque, avec un corps central et deux ailes flanquées de pavillons. Le parc et la grille en ferronnerie, ornée des armes des Bonin et Saint-Pern, sont réalisés par Eustache Roussin dans les mêmes années.

La seigneurie de Trégranteur, attestée dès 1204, passe entre les mains de plusieurs familles nobles par alliances successives : les Trégarantec (jusqu’en 1544), les Quelen du Broutay, puis les Bonin de Courroy à partir de 1571. Au XVe siècle, elle est la plus importante seigneurie de Guégon. En 1740, René-Jean Bonin, après un mariage avantageux avec une demoiselle de Saint-Pern, confie d’abord le projet à l’ingénieur André Forestier avant d’opter pour celui d’Hippolyte de Brilhac, prêtre et amateur d’architecture.

Après la Révolution française, le château est réaménagé au XIXe siècle par la famille du Halgouët : les douves sont comblées, des dépendances (dont un colombier) sont démolies, et une ferme est construite. La grille d’entrée est classée monument historique en 1943, suivie par l’inscription du château et de son parc en 1947. Aujourd’hui, le domaine appartient à une société privée.

L’architecture du château se distingue par ses trois niveaux, ses fenêtres en arc surbaissé à clefs sculptées, et un perron à double révolution menant à l’entrée principale. Le rez-de-chaussée, décoré dans le style Louis XV, abrite des boiseries et des peintures en camaieu dans les pièces de réception. Le parc, initialement conçu au XVIIIe siècle, a subi des transformations majeures au XIXe siècle, altérant son aspect d’origine.

Le portail en ferronnerie, attribué à Eustache Roussin, est un exemple remarquable de l’artisanat local de l’époque. Ce dernier, également auteur de la chaire à prêcher de Josselin, y intègre les armoiries des familles Bonin et Saint-Pern, symbolisant leur union. Le château, bien que modifié, conserve des éléments architecturaux et décoratifs témoins de son histoire aristocratique bretonne.

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