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Château de Trélague à La Tagnière en Saône-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Trélague

  • Château de Trelague
  • 71190 La Tagnière
Propriété privée
71190 La Tagnière, Château de Trelague

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1399
Construction du donjon
1614
Fermeture de la cour
1911-1926
Restauration du château
5 novembre 1986
Classement partiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le donjon en totalité y compris les deux tourelles sur l'angle ; le puits Renaissance dans le parc ; les boiseries et le plafond peint XVIIe siècle ornant le petit salon du rez-de-chaussée du corps de logis central (cad. AX 36) : inscription par arrêté du 5 novembre 1986

Personnages clés

Pierre Doyen - Seigneur de Montcenis et conseiller ducal Commanditaire présumé du donjon vers 1399.
Bénigne Doyen - Seigneur de Trélague en 1614 Ferme la cour pour éviter des taxes.
Camille Roche de La Rigodière - Propriétaire en 1911 Entreprend des restaurations majeures.
Édouard André - Architecte paysagiste Dessine le parc au XXe siècle.

Origine et histoire du Château de Trélague

Le château de Trélague, implanté sur une arête dominant un étang à La Tagnière (Saône-et-Loire), tire son nom des trois étangs (tres laci) qui l’entouraient encore au XIXe siècle : Trélague, des Cloux et du Tabou. De l’édifice médiéval subsiste un donjon carré flanqué de deux tours rondes, dont l’une abrite un escalier à vis. Un corps de logis Renaissance, composé de deux ailes à deux niveaux, complète l’ensemble. Les baies à meneaux, les toitures de tuiles et d’essentes, ainsi que des éléments intérieurs (boiseries peintes, plafonds à la française, cheminées) témoignent de son évolution architecturale.

Au début du XXe siècle, des travaux transforment le château : reconstruction de l’escalier d’honneur, ajout de lambris du XVIe siècle dans le grand salon, modification des baies et surélévation des combles. Ces restaurations s’inspirent des châteaux blésois de la Renaissance. Le parc, dessiné par l’architecte paysagiste Édouard André, est ouvert au public, tandis que certains éléments (donjon, puits Renaissance, boiseries du petit salon) sont classés monuments historiques depuis 1986.

L’histoire du château est liée à plusieurs familles nobles. Vers 1399, Pierre Doyen, conseiller du duc de Bourgogne, aurait fait construire le donjon, peut-être avec les mêmes maîtres d’œuvre que son château de Montcenis. En 1614, Bénigne Doyen, seigneur de Trélague, ferme sa cour pour éviter de payer le droit de guet et de garde. Au XXe siècle, Camille Roche de La Rigodière, propriétaire en 1911, entreprend des restaurations avant de fonder la Société lyonnaise de soie artificielle. Le domaine passe ensuite à Charles de Blois.

Liens externes

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