Frise chronologique
XIIIe siècle
Fondation de la seigneurie
Fondation de la seigneurie
XIIIe siècle (≈ 1350)
Domaine avec droits de justice et infrastructures.
1487
Confiscation des biens
Confiscation des biens
1487 (≈ 1487)
Procès de Jean de Muzillac pour trahison.
XVIIe siècle
Transformations architecturales
Transformations architecturales
XVIIe siècle (≈ 1750)
Modifications majeures du manoir.
1922
Rachat et restauration
Rachat et restauration
1922 (≈ 1922)
Intégration du portail de Kersalio en 1926.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Jean de Muzillac - Seigneur de Trévaly |
Condamné pour trahison en 1487. |
| François II de Bretagne - Duc de Bretagne |
Initiateur du procès contre Jean de Muzillac. |
Origine et histoire
Le château de Trévaly, situé sur la commune de La Turballe en Loire-Atlantique, est un manoir édifié en bordure des marais salants, au pied du coteau de Trescalan. Son nom provient du breton trève, désignant une subdivision de paroisse, et villa Alli, reflétant son ancrage territorial et linguistique breton. Ce site, à l’origine une seigneurie médiévale, illustre l’organisation féodale locale avec des droits de basse et moyenne justice rattachés à la baronnie de Campzillon.
Au XIIIe siècle, le domaine de Trévaly inclut déjà un bois, un colombier, un étang, une chapelle, un moulin à vent et une vigne nommée Clos de Trévaly. En 1487, Jean de Muzillac, seigneur des lieux, perd ses biens après un procès pour trahison envers François II de Bretagne, lié au traité de Montargis. Le manoir, confisqué à la Révolution française, est vendu comme bien national à deux habitants du Croisic. Au XVIIe siècle, il subit des transformations architecturales majeures.
En 1922, le château est racheté par le propriétaire du château de Bréhet, qui entreprend d’importants travaux de restauration. Parmi les modifications notables, le portail en arcade de la façade ouest, prélevé en 1926 sur le manoir de Kersalio à Guérande, est intégré au bâtiment. Ces ajouts témoignent des pratiques de préservation et de réemploi patrimonial au début du XXe siècle, tout en marquant l’évolution stylistique du manoir au fil des siècles.