Construction du manoir et de la chapelle XVIe siècle (≈ 1650)
Période estimée pour les ruines et la chapelle
18 octobre 1926
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 18 octobre 1926 (≈ 1926)
Protection partielle de la chapelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. D 521) : inscription par arrêté du 18 octobre 1926
Personnages clés
Simon de Troménec - Seigneur local
Tombeau conservé dans la chapelle
François de Kermavan - Noble breton
Gisant présent dans la chapelle
Origine et histoire du Château de Troménec
Le château de Troménec, situé sur la commune de Landéda dans le Finistère, est principalement connu aujourd’hui par les vestiges de son manoir du XVIe siècle et sa chapelle, toujours debout. Cette dernière, construite sur un plan rectangulaire avec deux pignons et un clocheton, se distingue par une rosace en granit ornée de motifs végétaux stylisés (six quatrefeuilles entourant un sixtefeuille). Les ruines du manoir, distantes d’environ 300 mètres, suggèrent une construction contemporaine de la chapelle, bien que leur état actuel ne permette pas d’en préciser l’usage originel.
La chapelle abrite deux éléments funéraires notables : le tombeau de Simon de Troménec, déplacé depuis l’église paroissiale lors de sa reconstruction, et le gisant de François de Kermavan. Ces vestiges témoignent de l’importance du site pour les familles nobles locales. La chapelle elle-même a été partiellement inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 18 octobre 1926, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Aujourd’hui propriété de la commune de Landéda, elle reste un exemple caractéristique de l’architecture religieuse bretonne de la Renaissance.
Le site s’inscrit dans un paysage historique marqué par la présence de chapelles privatives, souvent liées à des seigneuries ou des familles influentes. À Landéda, comme dans une grande partie du Finistère, ces édifices jouaient un rôle central dans la vie communautaire, servant à la fois de lieux de culte, de sépulture pour les élites locales, et de marqueurs territoriaux. La rosace en granit de la chapelle de Troménec, typique de l’art breton de l’époque, illustre le savoir-faire des tailleurs de pierre de la région, ainsi que l’influence des motifs gothiques tardifs dans les campagnes au XVIe siècle.