Frise chronologique
1396
Première mention du domaine
Première mention du domaine
1396 (≈ 1396)
Achat par le doyen du Chapitre Saint-Frambourg.
fin XVIIIe siècle
Reconstruction du château
Reconstruction du château
fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Style néo-classique et transformation du parc.
1942
Classement partiel
Classement partiel
1942 (≈ 1942)
Terrasse, balustrades et statues protégées.
1992
Inscription MH
Inscription MH
1992 (≈ 1992)
Château, orangerie et parc inscrits.
2004
Label Jardin remarquable
Label Jardin remarquable
2004 (≈ 2004)
Attribué par le ministère de la Culture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Classé MH
Personnages clés
| Louise-Célina de Junquières - Marquise de Giac |
Tint un salon littéraire au XIXe siècle. |
| Alexandre Dumas fils - Écrivain |
S’inspira du domaine pour *Césarine*. |
| Gérard de Nerval - Poète |
Fréquenta le salon de la marquise. |
| Jean Crochet et Louis Crochet - Propriétaires au XVIIe siècle |
Aménagèrent le premier parc et la pièce d’eau. |
Origine et histoire
Le Domaine de Valgenceuse, mentionné dès 1396, fut initialement acquis par le doyen du Chapitre Saint-Frambourg de Senlis, qui en fit don à sa mort. Le domaine changea plusieurs fois de mains : vendu en 1582 aux familles Bréguet puis Brillot, il revint en 1620 à Jean Crochet et son fils Louis, qui aménagèrent le premier parc et creusèrent la pièce d’eau dans le lit de la Nonette. En 1656, un certain Lebel, receveur des domaines, acheva ces travaux et construisit un château aujourd’hui disparu. Les propriétaires se succédèrent ensuite principalement par héritage féminin.
À la fin du XVIIIe siècle, le château actuel fut reconstruit dans un style néo-classique, tandis que le jardin régulier fut transformé en parc paysager, conservant toutefois le bosquet du XVIIe siècle. Au XIXe siècle, Louise-Célina de Junquières, marquise de Giac, y tint un salon littéraire fréquenté par des écrivains comme Alfred de Vigny, Gérard de Nerval et Alexandre Dumas fils. Ce dernier s’inspira même du domaine pour sa nouvelle Césarine, et l’orangerie servait alors de théâtre. Le parc, amputé en 1964 par la construction de l’autoroute A1, reste un témoignage des évolutions paysagères et culturelles du site.
Classé depuis 1942 pour sa terrasse, ses balustrades et ses statues, le domaine bénéficia d’une inscription au titre des monuments historiques en 1992 pour le château, l’orangerie et le parc. Depuis 2004, son jardin est labellisé « Jardin remarquable » par le ministère de la Culture. Le site allie ainsi un patrimoine architectural néo-classique, des vestiges de jardins réguliers du XVIIe siècle et des fabriques romantiques, reflétant près de quatre siècles d’histoire et d’aménagements paysagers.