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Château de Vallabrix dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Vallabrix

    Le Bourg30700 Vallabrix
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1209
Première mention historique
1533
Anoblissement de Mathieu de Bargeton
1535
Acquisition de la juridiction
vers 1560
Construction de la façade Renaissance
1877
Division du château
31 octobre 1997
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. B 262, 263) : inscription par arrêté du 31 octobre 1997

Personnages clés

Mathieu de Bargeton - Premier seigneur connu de Vallabrix Commanditaire présumé de la façade Renaissance.
François Ier - Roi de France A anobli Mathieu de Bargeton en 1533.

Origine et histoire du Château de Vallabrix

Le château de Vallabrix, situé dans le village éponyme du Gard, est un vestige architectural de la Renaissance, daté de la 2e moitié du XVIe siècle. Sa façade, aujourd’hui classée Monument Historique (1997), est le seul élément subsistant de l’ancien château seigneurial. À l’origine, elle dominait la place du village avant d’être déplacée au fond de la cour entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle. Cette façade se distingue par son style Renaissance : fronton ouvragé, six pilastres à chapiteaux corinthiens, et des frises décoratives. Les ouvertures d’origine, aujourd’hui murées, en font un décor purement esthétique.

Le château est associé à Mathieu de Bargeton, premier seigneur connu de Vallabrix, anobli en 1533 par François Ier. Il acquiert la juridiction du domaine en 1535, et son lien avec la Cour suggère qu’il ait commandité la façade, probablement construite vers 1560. Au XVIIe siècle, le château devient une coseigneurie partagée entre les Bargeton et des familles nobles alliées, comme les Ruffier. Au XIXe siècle, le bien, déchu de son statut noble, est divisé en deux parcelles (acte de 1877) : une partie habitable avec cour et porche, l’autre agricole (grange et jardin).

Les sources historiques locales, comme le compoix de 1728 et le cadastre napoléonien de 1823, attestent de son évolution foncière. En 1209, le site appartenait déjà au comte de Toulouse, dépendant de l’évêque d’Uzès. Aujourd’hui, la division du château est visible dans sa structure : un mur intérieur coupe la façade en deux, et les toits, remaniés, présentent des orientations distinctes. Depuis 2009, une des parcelles (n°262) est devenue propriété communale.

L’édifice illustre les transformations sociales et architecturales d’un domaine seigneurial, passé du statut de bien noble à une division bourgeoise et agricole. Son inscription aux Monuments Historiques en 1997 protège ses façades et toitures, témoins d’un patrimoine Renaissance méconnu en Languedoc-Roussillon (aujourd’hui Occitanie).

Liens externes

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