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Château de Varillettes à Saint-Georges dans le Cantal

Château de Varillettes

  • 2 Rue du Château
  • 15100 Saint-Georges
Château de Varillettes
Château de Varillettes
Crédit photo : VKaeru - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
5160 Varillette 15100 Saint-Georges

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1484
Première mention du fief
XVe siècle
Construction initiale
1593
Mariage de Catherine de Polhier
XVIe siècle
Transformation majeure
1843
Construction de la chapelle
1982
Inscription Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du corps de logis principal (cad. AL 75) : inscription par arrêté du 26 mars 1982

Personnages clés

Hérailh de Polier - Garde des sceaux du roi Commanditaire du château actuel.
Catherine de Polhier - Héritière du Polier Épouse François de Murat en 1593.
Claude de Murat - Maréchal des camps du roi Seigneur de Vareilhettes au XVIIe.
François de Murat - Seigneur de Rochemore Époux de Catherine de Polhier.

Origine et histoire

Le château de Varillettes, aussi appelé château de Vareilhettes, est un édifice situé dans la commune de Saint-Georges, dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Sa construction s’échelonne entre le XVe et le XVIe siècle, combinant des éléments défensifs comme des tourelles en échauguette et une tour ronde abritant un escalier, typiques de l’architecture castrale de la Renaissance. Le corps principal, à trois étages, reflète une évolution vers le confort résidentiel tout en conservant des vestiges de son rôle militaire initial, comme les mâchicoulis au-dessus de l’entrée principale.

Le château est indissociable de la famille du Polier, notamment Hérailh de Polier, garde des sceaux du roi, qui en ordonna la construction visible aujourd’hui. Au XVIe siècle, il passe par alliance à la famille de Murat de Rochemore : Catherine de Polhier, héritière unique, l’apporte en dot à son époux François de Murat en 1593. Leur descendant, Claude de Murat (1599–?), maréchal des camps du roi, perpétue la lignée avant que le domaine ne soit vendu aux Lastic-Sieujac au XVIIIe siècle. Le château devient plus tard, au XIXe siècle, la résidence estivale des évêques de Saint-Flour.

Le site se distingue aussi par son jardin médiéval, organisé en six carrés de buis abritant des plantes médicinales et aromatiques (sauge, romarin, absinthe...), reconstituant un jardin des simples typique du Moyen Âge. Cette particularité, jointe à son architecture, lui vaut une inscription aux Monuments Historiques en 1982, soulignant sa valeur patrimoniale. Les bâtiments annexes, comme la chapelle (1843) et les écuries, témoignent des adaptations ultérieures à des usages agricoles et religieux.

Les sources historiques mentionnent une première référence au fief en 1484, suggérant une occupation seigneuriale ancienne. Les transformations majeures interviennent cependant aux XVIe et XVIIe siècles, sous l’impulsion des familles nobles locales. Aujourd’hui, le château allie héritage défensif, résidence aristocratique et lieu de culte, illustrant les mutations sociales et architecturales de la Haute-Auvergne à travers les siècles.

Liens externes

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