Château de Vaucouleurs à Trélivan en Côtes-d'Armor

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Vaucouleurs

  • La Gouridais
  • 22100 Trélivan
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1248
Première attestation
1410
Acquisition par Guitté
XVIe siècle
Reconstruction du château
1770
Démantèlement partiel
21 janvier 1926
Protection monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La petite porte, les vestiges du portail et la tourelle d'escalier (cad. B 775, 897, 896) : inscription par arrêté du 21 janvier 1926

Personnages clés

Guillaume de Guitté Propriétaire du château en 1410.
Guy de Guitté Propriétaire du château au XVIe siècle.
Jacquemine de Boisrioult Épouse de Guy de Guitté au XVIe siècle.
Briand de Chateaubriant Impliqué dans un drame conjugal au XVIe siècle.
Comte de Boishue Propriétaire ayant partiellement démantelé le château vers 1770.

Origine et histoire du Château de Vaucouleurs

Le château de Vaucouleurs se situe au lieu-dit Vaucouleurs, sur la commune de Trélivan dans les Côtes‑d'Armor, en Bretagne. Il est attesté en 1248 et appartient d'abord à la famille éponyme ; en 1410 il est la propriété de Guillaume de Guitté. En 1427, le duc Jean V y convoque le ban et l'arrière‑ban de Bretagne à l'occasion d'un conflit avec les Anglais. Reconstruit au XVIe siècle, il est alors habité par Guy de Guitté et son épouse Jacquemine de Boisrioult ; l'historien Monier rapporte un drame conjugal de cette époque impliquant Briand de Chateaubriant, qui s'acheva par l'exécution de ce dernier. Le domaine passe ensuite aux d'Espinay puis au comte de Boishue, qui le démantèle partiellement vers 1770 pour édifier son château à Yvignac (Yvignac‑la‑Tour). Les restes furent déclassés en ferme. Aujourd'hui subsiste principalement une tour hors‑œuvre, dotée d'une porte cintrée et moulurée, d'ouvertures et de lucarnes dans sa partie haute, dépourvues de couverture. L'ensemble comprend également un colombier, des vestiges de portail et un logis encadrant la tour ; l'ordonnance du logis, ses cheminées et ses lucarnes à arc segmentaire témoignent de l'influence de l'architecture militaire. La tour aurait été décoiffée par les occupants pendant la Seconde Guerre mondiale. Le site bénéficie d'une protection au titre des monuments historiques : la petite porte, les vestiges du portail et la tourelle d'escalier sont inscrits par arrêté du 21 janvier 1926. Les sources citées comprennent notamment Monier et Le patrimoine des communes des Côtes‑d'Armor, ainsi que les notices d'inventaire (Mérimée).

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