Frise chronologique
1248
Première attestation
Première attestation
1248 (≈ 1248)
Propriété de la famille de Vaucouleurs
1410
Acquisition par Guillaume de Guitté
Acquisition par Guillaume de Guitté
1410 (≈ 1410)
Changement de propriétaire noble
1427
Convocations du ban de Bretagne
Convocations du ban de Bretagne
1427 (≈ 1427)
Duc Jean V face aux Anglais
XVIe siècle
Reconstruction
Reconstruction
XVIe siècle (≈ 1650)
Résidence de Guy de Guitté
vers 1770
Démantèlement partiel
Démantèlement partiel
vers 1770 (≈ 1770)
Par le comte de Boishue
1926
Classement Monuments Historiques
Classement Monuments Historiques
1926 (≈ 1926)
Protection partielle du site
1939-1945
Dégâts pendant la Seconde Guerre mondiale
Dégâts pendant la Seconde Guerre mondiale
1939-1945 (≈ 1942)
Tour décoiffée par occupants
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La petite porte, les vestiges du portail et la tourelle d'escalier (cad. B 775, 897, 896) : inscription par arrêté du 21 janvier 1926
Personnages clés
| Guillaume de Guitté - Seigneur du château |
Propriétaire en 1410 |
| Duc Jean V de Bretagne - Souverain breton |
Convoque le ban en 1427 |
| Guy de Guitté - Seigneur reconstructeur |
Habite le château au XVIe |
| Jacquemine de Boisrioult - Épouse de Guy de Guitté |
Impliquée dans drame conjugal |
| Briand de Chateaubriant - Rival de Guy de Guitté |
Exécuté après meurtre |
| Comte de Boishue - Dernier propriétaire noble |
Démantèle le château en 1770 |
Origine et histoire
Le château de Vaucouleurs, attesté dès 1248, était initialement la propriété de la famille de Vaucouleurs. En 1410, il passe à Guillaume de Guitté, puis devient en 1427 le lieu de rassemblement du ban et de l'arrière-ban de Bretagne convoqué par le duc Jean V face aux Anglais. Ce site stratégique illustre les tensions militaires de l'époque entre duché de Bretagne et royaume d'Angleterre.
Reconstruit au XVIe siècle sous Guy de Guitté et son épouse Jacquemine de Boisrioult, le château est marqué par un drame conjugal impliquant Briand de Chateaubriant, rival de Guitté. Le domaine passe ensuite aux familles d'Espinay puis de Boishue, qui le démantèle partiellement vers 1770 pour construire un nouveau château à Yvignac-la-Tour. Les vestiges actuels incluent une tour hors-œuvre, un colombier et des éléments de portail.
La tour, décoiffée pendant la Seconde Guerre mondiale, intègre une porte cintrée et des lucarnes caractéristiques de l'architecture militaire. Le logis adjacent, avec ses larges cheminées et ses lucarnes à arc segmentaire, reflète l'influence des ingénieurs militaires de la Renaissance. Classé partiellement aux Monuments Historiques en 1926, le site protège aujourd'hui la petite porte, les vestiges du portail et la tourelle d'escalier.
Les sources historiques, dont les travaux de l'historien dinannais Monier (1975) et les études de Lionel Besnard (2023), soulignent son rôle dans les conflits féodaux et son évolution en exploitation agricole. Le colombier et les vestiges du portail témoignent de son ancienne organisation seigneuriale, tandis que les modifications du XVIIIe siècle marquent son déclin comme résidence noble.