Château de Vaugien à Saint-Rémy-lès-Chevreuse dans les Yvelines

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style néo-classique et palladien

Château de Vaugien

  • Domaine de Vaugien
  • 78470 Saint-Rémy-lès-Chevreuse
Château de Vaugien
Château de Vaugien
Château de Vaugien
Château de Vaugien
Château de Vaugien
Château de Vaugien
Crédit photo : Philg78 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1714
Transformation initiale
1829
Construction actuelle
1868
Construction chapelle
1897
Acquisition par Wendel
1899-1904
Modernisation du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures, les espaces de distribution sur l'ensemble des niveaux, ainsi que les pièces du rez-de-chaussée suivantes : bibliothèque, bureau, grand salon, salle de billard et salle à manger (cad. C 141) : inscription par arrêté du 20 février 2001 ; Les cuisines du château de Vaugien, selon le plan annexé à l'arrêté, situé sur la parcelle n°1052, figurant au cadastre section C : inscription par arrêté du 16 septembre 2015

Personnages clés

Amable de Théllusson de Sorcy Comte responsable de la construction du château actuel en 1829.
Charles Lorotte Architecte présumé du château de Vaugien.
Henri de Wendel Propriétaire du domaine ayant conduit une campagne de modernisation majeure.

Origine et histoire du Château de Vaugien

Le château de Vaugien, à Saint-Rémy-lès-Chevreuse, repose sur un domaine ancien et fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques. Les vestiges d’un château antérieur, transformé à plusieurs reprises depuis 1714, furent rasés en 1829 par le comte Amable de Théllusson de Sorcy (1793-1843) pour laisser place à l’édifice actuel. L’architecte est présumé être Charles Lorotte, également auteur du château de Clivois (Mayenne), tandis que d’autres sources évoquent Pierre Lorotte, élève de Claude-Nicolas Ledoux. Le bâtiment présente un plan rectangulaire : un corps principal élevé sur trois niveaux, flanqué de deux courtes ailes en rez-de-chaussée, des façades ordonnancées et une toiture en terrasse bordée d’une balustrade. Par sa physionomie et par certains éléments intérieurs, le château évoque les villas « à l’italienne ». Les pièces de réception, situées au rez-de-chaussée, sont décorées de tissus, de stafs et de marbres peints. Le vestibule du premier étage, traité de manière théâtrale, s’élève sur deux niveaux et reçoit un éclairage zénithal, à la manière de quelques grands hôtels de la fin de l’Ancien Régime, de villas néo-palladiennes anglaises ou de réalisations somptueuses de la famille Rothschild. Les ailes en rez-de-chaussée, certaines parties hautes et des aménagements intérieurs parfois surprenants résultent d’une importante campagne de modernisation conduite pour Henri de Wendel entre 1899 et 1904, campagne qui s’accompagna de la rénovation du parc. Une chapelle de style néo-roman, édifiée en 1868 à une centaine de mètres au nord-est du château, est aujourd’hui en très mauvais état et étayée du côté du chemin. Les cuisines, aménagées au sous-sol lors de la réfection de la fin du XIXe siècle, constituent une seule pièce hiérarchisée en une zone de préparation et cuisson et une zone consacrée à la vaisselle et à la rôtisserie ; elles sont restées intactes avec leur four, leur piano en état de marche, ainsi que les placards et les éviers. Ces cuisines, dotées d’un équipement moderne pour l’époque et d’une salle de repos pour le personnel, témoignent du mode de vie aristocratique de la famille de Wendel, propriétaire du domaine depuis 1897, où les loisirs mondains tels que la chasse, les réceptions et les bals occupaient une grande place. L’aménagement des cuisines est resté conforme aux souhaits du grand maître de forge Henri de Wendel et constitue un point fort des journées du patrimoine. Les sources anciennes signalent l’existence d’une grange au XIIe siècle, puis, aux XIVe, XVe et XVIe siècles, la présence d’un manoir, d’une chapelle et d’un colombier. En 1659, il est fait mention d’une grande maison de quatre travées. Un château est attesté dans la seconde moitié du XVIIe siècle, accompagné d’un jardin de la fin du même siècle attribué à Le Nôtre pour Pierre ou Denis Feydeau. Cet ensemble fut détruit entre 1798 et 1819 ; le château actuel date d’après 1828 et aurait été édifié en partie avec des matériaux provenant du Grand Ragonant aux Molières. Le domaine est resté dans la descendance de la famille et est aujourd’hui également loué pour des événements, des séminaires et des tournages.

Liens externes