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Château de Vaux dans l'Aube

Château de Vaux

  • 1 Vaux
  • 10260 Fouchères
Font aux Dames, 10260 Fouchères, France

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1693
Décès de Jean-Baptiste d’Aubeterre
1720
Incendie du château
1720–1723
Reconstruction par Boffrand
1750
Achèvement des travaux
1855
Rachat par Maupas
1980
Classement monument historique
2015
Rachat par Édouard Guyot
2020
Extension de la protection
21 juillet 2024
Vol d’objets historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jacques d’Aubeterre - Comte de Jully et de Vaux, capitaine de cavalerie Commanditaire de la reconstruction en 1720.
Germain Boffrand - Architecte Conçoit le château actuel, élève de Hardouin-Mansart.
Claude-Joseph de La Rue - Comte de Mareilles, beau-frère des Aubeterre Achève les travaux vers 1750.
Charlemagne-Émile de Maupas - Préfet de police, ministre sous Napoléon III Propriétaire de 1855 à 1888, rénovateur.
Édouard Guyot - Propriétaire depuis 2015 Lance la restauration et les visites.

Origine et histoire

Le château de Vaux, situé à Fouchères dans l’Aube, fut initialement une maison seigneuriale entourée de fossés, mentionnée dès le XVIIe siècle comme propriété de la famille d’Aubeterre. En 1693, Jean-Baptiste d’Aubeterre y décède, laissant un domaine en mauvais état, décrit dans un acte comme une « maison seigneurialle fermée de murailles et fossez », avec jardins, terres et droits seigneuriaux. Le site, déjà doté d’une chapelle, sera le point de départ de la reconstruction future.

En 1720, un incendie ravage le château, épargnant seulement la chapelle. Jacques d’Aubeterre, alors propriétaire et capitaine de cavalerie, confie la reconstruction à l’architecte Germain Boffrand, élève de Jules Hardouin-Mansart. Boffrand, connu pour le château de Lunéville, conçoit un édifice en pierre blanche de Tonnerre, avec des combles à la Mansart et des façades ornées de sculptures mythologiques (licornes, putti, têtes d’Héraclès). La tradition locale rapporte que 70 mulets transportèrent les pierres, pour un coût d’un million de livres.

Les travaux, interrompus par la mort de Jacques d’Aubeterre en 1723, sont repris vers 1750 par son gendre, Claude-Joseph de La Rue, comte de Mareilles. Le château change ensuite plusieurs fois de mains : vendu en 1760 à la famille de Rémond de Montmort, saisi pendant la Révolution, puis racheté en 1855 par Charlemagne-Émile de Maupas, préfet de police sous Napoléon III. Maupas entreprend des rénovations sans altérer l’architecture, et y marie sa fille Marguerite en 1871.

Après 1936, le château tombe en indivision entre les héritiers (familles Vyau de Baudreuil et de Ponton d’Amécourt) et reste à l’abandon jusqu’en 1970, date à laquelle la famille Vallery-Radot l’acquiert pour y installer un institut médico-éducatif. En 2015, Édouard Guyot le rachète et lance une campagne de restauration, ouvrant le site au public après 80 ans de négligence. Depuis, le château est partiellement restauré, bien que victime d’un vol en juillet 2024 (objets Louis XV et Napoléon III dérobés).

Classé monument historique depuis 1980 pour ses façades, toitures et escalier en fer forgé, le château de Vaux voit sa protection étendue en 2020 à son avenue, son pont et ses dépendances. Les travaux récents (2019–2023) ont permis la restauration de la toiture en ardoise, remplacée provisoirement par une tôle dans les années 1990. Le domaine, proche du parc naturel de la forêt d’Orient, incarne aujourd’hui un patrimoine en renaissance, alliant histoire et projets contemporains.

Liens externes

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